Le pouvoir de la connaissance de soi

Le pouvoir de l’homme s’est accru dans tous les domaines, excepté sur lui-même. (Winston Churchill)

Le pouvoir de la connaissance de soi

 

Notre expérience humaine se déroule dans le champ de la dualité. Nous avons besoin de la dualité pour voir le contraste, tout comme nous avons besoin du temps pour comprendre le caractère fini de la vie. Mais nous voyons bien, en réalité, que rien n’est fini. C’est simplement une illusion nécessaire qui nous rend la vie plus facile dans ce champ de vie. Aujourd’hui, toute l’humanité est bien installée dans le champ de la dualité et fonctionne parfaitement dans ce sens.

Mais maintenant, nous n’avons plus besoin de l’illusion que nous appelons l’espace-temps. Nous devons apprendre à vivre dans le présent. Il va devenir de plus en plus important d’apprendre à vivre de manière à mettre notre expérience de vie hors de la ligne du temps. Cela n’est pas évident, car nous avons grandi avec l’idée du passé et du futur ; notre pensée y est totalement adaptée. Mais le passé et le futur sont des idées ; ce qui est réel, c’est le présent.

Il est déstabilisant de se défaire des schémas de vie bien connus pour pouvoir se libérer. Il y a parfois une période difficile entre le confort illusoire que l’on connaissait et le véritable confort qui suit cette période chaotique. Nous pouvons avoir une action qui favorisera la perception d’une expérience vivante de l’instant et qui diminuera ainsi les réponses mécaniques du passé. Percevoir que nos habitudes nous encouragent à rejouer les mêmes scènes, à utiliser les vieilles ornières, nous encouragera à faire le choix de réponses fraîches et donc de résultats différents.

Nos schémas de pensée ne peuvent nous libérer de ces schémas. La liberté n’est pas une meilleure histoire : c’est avoir la capacité de considérer fraîchement l’histoire qui est la nôtre actuellement et d’observer que notre comportement fait réapparaître d’anciennes blessures. Il faut du temps pour voir la totalité du fonctionnement de l’ego, et si nous participons consciemment à ce processus, il en sera accéléré. La conscience est un aspect essentiel de la guérison !

Nous sommes tellement habitués à voir tout ce qui nous entoure à travers notre vision du monde que ce processus est devenu automatique et affecte notre perception de manière aveuglante. Nous cherchons une cohérence dans tout ce qui nous entoure afin d’éviter la nouveauté jusqu’à ce que nos problèmes deviennent trop importants pour être ignorés. Nous sommes, heureusement, entourés d’individus qui ont des visions différentes, et cela peut nous amener à nous interroger sur la validité de nos concepts. Le simple fait d’être à l’aise dans l’incertitude peut transformer la vision que nous avons du monde et de nous-même. En fait, nous vivons dans un monde de symboles et devons arriver à faire la différence entre ce qui est vivant ou mort dans notre langage et dans notre comportement.

La sagesse sait qu’à chaque action correspond une réaction, ainsi nous ne faisons rien que nous ne puissions nous reprocher et que nous ne devrions résoudre pour notre âme.

Tout au long de la vie, nous effectuons des choix qui vont soit rehausser notre sentiment d’intégrité, soit le rabaisser. C’est vrai pour nos décisions quotidiennes, pour notre bavardage intérieur chronique, et pour nos relations avec les autres. Nos journées sont sans cesse remplies d’options diverses, et les choix que nous effectuons sont énergétiquement responsables de la direction que prend notre destinée.

Nos décisions de chaque instant tissent l’image de ce que nous sommes et de ce que nous devenons. Elles sont réellement des moments décisifs. Ce sont les petites décisions continuelles qui déterminent l’énergie et la direction de notre existence.

Comprendre n’est pas une fonction mentale !

L’intellect ne peut fournir que des hypothèses. La pensée cérébrale est spéculative par essence, dépendante de facultés sensorielles conditionnées, limitées par la culture ambiante et par sa propre biologie.

La véritable connaissance n’est pas soumise aux agitations superficielles et aux cogitations instables de la pensée cérébrale. C’est cette connaissance indiscutable que recherche l’homme de science par ses calculs et expérimentations. Il la recherche dans les étoiles ou dans l’atome, alors qu’elle l’attend dans son propre cœur, au plus profond de lui-même, pour lui dévoiler dans le silence et l’immobilité le secret de toute vie.

Du processus dynamique de la connaissance de soi peut naître une autorité intérieure qui ne provient pas de l’intellect. Peu à peu les désirs s’éteignent faute de nourriture journalière. Un pouvoir nouveau qui est une force qui transforme tout, agit à travers la personnalité, presque à son insu. L’eau-vive qui coule naturellement transforme tout sur son passage. Obéir à cette autorité, ce pouvoir intérieur que personne ne peut dérober ni même humaniser… devient une nécessité et ainsi, la personnalité transformée propagera ce que l’Esprit transmet à l’Âme en temps opportun.

La connaissance de soi met en contact avec un domaine inaccessible. C’est une force que le cœur reçoit et qui a le pouvoir de rétablir l’équilibre perturbé. Nous n’avons pas d’autre choix que de lui faire confiance, sachant qu’au travers de nos déroutes, elle nous montre le chemin et nous nourrit, quel que soit notre état de conscience.

La connaissance de soi n’est pas un renfermement sur soi-même mais une connaissance de son intégrité, de ce que l’on est potentiellement, de nos excès, de nos possibilités, de ce à quoi l’on aspire… et permet de voir si nos actions y répondent. Rien à voir avec une introspection narcissique !

En chacun, une autorité qui lui est propre attend d’être révélée. Elle seule peut le conduire à travers toutes les difficultés de la vie et lui donner le vrai pouvoir : d’écouter, de voir, d’être, celui de rester orienté sur l’essentiel, le présent, conscient des choix à faire… de renouveler ce qui a besoin de l’être quand c’est nécessaire. C’est un chemin de multiples renoncements à ce qui nous ferme à l’Esprit, et de choix qui nourrissent l’Âme.

Le chemin intérieur n’est pas une route d’introspection incessante ou d’envol mystique, mais une manière de vivre les joies et les douleurs du monde. Votre vision ne devient claire que lorsque vous pouvez regarder dans votre cœur.

 

Celui qui regarde à l’extérieur, rêve. Celui qui regarde à l’intérieur, s’éveille.

(C. G. Jung)

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ignorance de soi fait de l’homme un esclave !

Nous arrivons dans une nouvelle ère et le chaos ambiant nous oblige à y entrer de manière brutale. Les organisations sont actuellement chaotiques, sans arrêt les essais succèdent aux essais mais en vain… elles se dirigent inexorablement vers le devenir qu’elles méritent selon leurs actes, inconscientes de ce qui peut les faire décliner. Il est triste de les voir se débattre dans des problèmes insolubles créés parce qu’elles font fi de l’intelligence collective…

Nous devons fonctionner autrement ou bien nous disparaîtrons. La soif et les abus de pouvoir sont devenus légion et empêchent de devenir conscient des compromis que l’on fait au quotidien.

Les organisations sont en train de se dissoudre lentement par la Force de Vie qui ne peut porter un manteau aussi étroit !

 

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Date: mai 6, 2022
Auteur: Ghislaine Bousquet (Switzerland)

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