{"id":92737,"date":"2022-05-16T09:53:52","date_gmt":"2022-05-16T09:53:52","guid":{"rendered":"https:\/\/logon.media\/logon_article\/le-vent-du-paradis-souffle-entre-les-oreilles-des-chevaux\/"},"modified":"2024-09-06T20:09:24","modified_gmt":"2024-09-06T20:09:24","slug":"le-vent-du-paradis-souffle-entre-les-oreilles-des-chevaux","status":"publish","type":"logon_article","link":"https:\/\/logon.media\/fr\/logon_article\/le-vent-du-paradis-souffle-entre-les-oreilles-des-chevaux\/","title":{"rendered":"Le Vent du Paradis souffle entre les oreilles des chevaux"},"content":{"rendered":"<p><em>Les deux chevaux, ou l\u2019arcane du Chariot, sont un symbole universel de l\u2019\u00e2me et des forces qui la mettent en mouvement.<\/em><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\u00ab Le vent du Paradis, c\u2019est celui qui souffle entre les oreilles des chevaux \u00bb<em>, <\/em>dit un dicton des nomades du d\u00e9sert. \u00catre sur un cheval, entre le ciel et la terre. Avec mes chevaux, ce que j\u2019aime le plus, c\u2019est me promener dans la grande for\u00eat qui entoure ma maison. J\u2019ai l\u2019habitude de prendre avec moi deux des chevaux du troupeau.<\/p>\n<p>Je monte l\u2019un des deux, Gr\u00e2ce, un beau cheval espagnol \u00e0 la robe d\u2019un blanc immacul\u00e9, fin et rac\u00e9, tandis que l\u2019autre cheval me suit, &lsquo;en dextre&rsquo;, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 ma droite, guid\u00e9 par une longe. Mon cheval en dextre est un cheval gris pommel\u00e9, \u00e0 l\u2019encolure massive, \u00e0 la croupe g\u00e9n\u00e9reuse, trapu, du nom de R\u00e9tive. Un cheval puissant, mais au caract\u00e8re fort et parfois obstin\u00e9.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce trotte l\u00e9g\u00e8rement, se balan\u00e7ant \u00e9l\u00e9gamment comme un danseur, tandis que R\u00e9tive frappe fermement le sol de ses sabots. Lorsque le vent se l\u00e8ve, et que le temps est \u00e0 l\u2019orage, lorsque nous galopons et que des \u00e9clairs illuminent le ciel, le roulement des sabots se confond avec le grondement du tonnerre.<\/p>\n<p>Ce ne sont pas seulement des promenades \u00e0 cheval, mais ce sont aussi de profondes m\u00e9ditations philosophiques. Car, sachez-le, les chevaux sont d\u2019une sensibilit\u00e9 extr\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9tat int\u00e9rieur de leurs cavaliers. Le cavalier est-il pris dans ses pens\u00e9es, dans des \u00e9motions tumultueuses ou dans les soucis de chaque jour, son cheval n\u2019aura aucunement confiance en lui.<\/p>\n<p>Mais si le cavalier est enti\u00e8rement pr\u00e9sent, conscient du privil\u00e8ge du moment, encore mieux, s\u2019il est conscient de la beaut\u00e9 de chaque instant, s\u2019il est int\u00e9rieurement concentr\u00e9, lumineux et clair comme une pure \u00e9tincelle de vie, son cheval n\u2019aura de cesse de le porter et de le servir, devan\u00e7ant m\u00eame ses attentes. Avec les chevaux, l\u2019id\u00e9ation claire pr\u00e9c\u00e8de l\u2019action juste, exactement comme dans le monde de l\u2019\u00e2me.<\/p>\n<p>Chaque sortie avec les chevaux est un enseignement. Depuis presque vingt ans que je pratique ces exercices en for\u00eat, j\u2019en suis arriv\u00e9 \u00e0 croire que la force qui met les chevaux en mouvement, ce ne sont pas leurs sabots. C\u2019est un pouvoir myst\u00e9rieux, c\u2019est le pouvoir de la pens\u00e9e juste, c\u2019est le pouvoir universel de l\u2019amour.<\/p>\n<p>Et lorsque nous galopons, en pleine nature, la m\u00e9ditation atteint un niveau plus \u00e9lev\u00e9. Alors, j\u2019ai cette sensation d\u2019\u00eatre transport\u00e9 dans un monde c\u00e9leste. Alors, je comprends les l\u00e9gendes des anciens, le cheval ail\u00e9 P\u00e9gase s\u2019approchant de la montagne des dieux, ou bien la vision des quatre chevaux du vent aux quatre directions cardinales. Je ressens int\u00e9rieurement le mouvement universel, la course du soleil, l\u2019\u00e9l\u00e9vation de l\u2019\u00e2me.<\/p>\n<p>Mais lorsque R\u00e9tive, le cheval en dextre, manifeste sa jalousie, ou veut choisir une voie moins difficile, une pente moins raide, elle tire violemment sur sa longe, manquant parfois de me d\u00e9sar\u00e7onner. Soudain, me voil\u00e0 ramen\u00e9 vers les r\u00e9alit\u00e9s du monde terrestre, mis \u00e0 terre par les \u00e9motions n\u00e9gatives. Les pens\u00e9es \u00e9lev\u00e9es, l\u2019\u00e9tat m\u00e9ditatif, la conscience d\u2019\u00eatre uni \u00e0 l\u2019univers, tout cela dispara\u00eet en un instant. \u00c0 la place, voil\u00e0 l\u2019encolure \u00e9paisse et l\u2019attitude obstin\u00e9e de R\u00e9tive, refusant de prendre le chemin qui monte, manifestant sa mauvaise humeur parce que la route est caillouteuse, ou bien qui d\u00e9cide que c\u2019est le moment de faire une pause et de d\u00e9guster les grandes herbes au bord du chemin. De mauvaise gr\u00e2ce, nous devons ralentir, nous arr\u00eater, abandonner l\u2019ascension.<\/p>\n<p>Les deux chevaux, ou l\u2019arcane du Chariot, sont un symbole universel de l\u2019\u00e2me et des forces qui la mettent en mouvement. Ce sont ces forces spirituelles qui sont repr\u00e9sent\u00e9es sur l\u2019arcane du tarot, le Chariot.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-56734\" title=\"\" src=\"http:\/\/logon.media\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Chariot.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"1386\" srcset=\"https:\/\/logon.media\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Chariot.jpg 800w, https:\/\/logon.media\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Chariot-173x300.jpg 173w, https:\/\/logon.media\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Chariot-591x1024.jpg 591w, https:\/\/logon.media\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Chariot-768x1331.jpg 768w, https:\/\/logon.media\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Chariot-14x24.jpg 14w, https:\/\/logon.media\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Chariot-21x36.jpg 21w, https:\/\/logon.media\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Chariot-28x48.jpg 28w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p><em>F. F. Solesio, Jeu de tarot pi\u00e9montais : le Chariot (1865)<\/em><\/p>\n<p>Platon, il y a plus de deux mill\u00e9naires, connaissait d\u00e9j\u00e0 la magie des chevaux. Dans son livre en forme de dialogue, le <em>Ph\u00e8dre<\/em>, Platon nous dit que l\u2019\u00e2me ressemble \u00e0 la forme d\u2019un attelage ail\u00e9 et de son cocher. Le cocher repr\u00e9sente l\u2019essence divine de l\u2019\u00e2me, et les chevaux repr\u00e9sentent la force fondamentale de la mati\u00e8re manifest\u00e9e. C\u2019est la force qui permet \u00e0 l\u2019\u00e2me de se mettre en mouvement, de se d\u00e9placer et d\u2019agir. Le mythe grec raconte que lorsque le cocher revient de son voyage c\u00e9leste, arrive sur le mont Olympe o\u00f9 r\u00e9sident les Dieux, il place devant ses chevaux une nourriture divine, l\u2019ambroisie, et les abreuve de nectar. Puis, le cocher prodigue des soins attentifs \u00e0 ses chevaux, car ils ont escalad\u00e9 le ciel, parcouru toute la vo\u00fbte c\u00e9leste du levant au couchant.<\/p>\n<p>Le cocher repr\u00e9sente ici le monde des id\u00e9es. Le cocher a l\u2019intention d\u2019accomplir un voyage, mais ce sont les chevaux qui permettent \u00e0 l\u2019intention de se r\u00e9aliser. De l\u2019id\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est la formule magique qui met l\u2019univers en mouvement.<\/p>\n<p>Platon parle des Id\u00e9es comme des entit\u00e9s qui ont une forme immuable, qui ne connaissent ni la naissance ni la mort, qui n\u2019admettent jamais en elles-m\u00eames aucun \u00e9l\u00e9ment \u00e9tranger \u00e0 leur nature, qui ne se transforment jamais, et qui ne sont visibles qu\u2019\u00e0 l\u2019intellect. Tout comme les intentions de mes chevaux, les Id\u00e9es restent invisibles pour les sens, mais leurs cons\u00e9quences deviennent bien apparentes lorsque les chevaux d\u00e9marrent au grand galop. Les Id\u00e9es sont constitu\u00e9es d\u2019une essence \u00e9ternelle, incorruptible. Elles ne sont pas li\u00e9es \u00e0 la contingence ou \u00e0 la relativit\u00e9 des choses qui changent, mais restent \u00e9ternellement semblables, immortelles et indissolubles.<\/p>\n<p>Pour les anciens Grecs, l\u2019\u00e2me humaine est semblable aux Id\u00e9es. L\u2019\u00e2me est semblable \u00e0 ce cavalier qui guide ses chevaux. Et de m\u00eame que l\u2019univers des Id\u00e9es invisibles transcende et r\u00e9git le monde manifest\u00e9, visible par les sens, l\u2019\u00e2me commande, ma\u00eetrise et dirige le corps visible.<\/p>\n<p>Pourtant, impossible pour un humain de se repr\u00e9senter r\u00e9ellement l\u2019\u00e2me, ou l\u2019univers des Id\u00e9es.<\/p>\n<p>Impossible\u2026 car l\u2019attelage de l\u2019\u00e2me comporte deux chevaux aux caract\u00e8res oppos\u00e9s. Il y a ce cheval blanc, Gr\u00e2ce. Ce cheval est bon, beau, son port est droit, son allure magnifique et puissante, il a l\u2019encolure haute, la ligne du chanfrein l\u00e9g\u00e8rement courbe, tout comme les chevaux arabes \u00e0 l\u2019allure \u00e9l\u00e9gante. Son pelage est blanc et ses yeux noirs, il a un caract\u00e8re aimable et doux. Une parole d\u2019encouragement ou un regard suffisent.<\/p>\n<p>Mais l\u2019autre cheval est r\u00e9tif, brutal et opposant. Platon le d\u00e9crit ainsi : <em>il a l\u2019encolure \u00e9paisse, la nuque courte, un museau trapu, sa robe est d\u2019un gris sombre, ses oreilles poilues, et ses yeux d\u2019un gris d\u00e9lav\u00e9. Il a un caract\u00e8re sanguin, emport\u00e9 et t\u00eatu. <\/em><\/p>\n<p>Marsile Ficin, lorsqu\u2019il publia en 1484, \u00e0 Florence, sa traduction des \u0153uvres de Platon, accompagna le mythe du Ph\u00e8dre et de l\u2019attelage des chevaux par un commentaire. Il comparait les deux chevaux \u00e0 deux caract\u00e9ristiques de l\u2019\u00e2me humaine.<\/p>\n<p>Il pr\u00e9cisait que le cheval blanc est mod\u00e9r\u00e9 et r\u00e9serv\u00e9. Pour \u00eatre conduit, il n\u2019a pas besoin qu\u2019on le frappe. Quant au cheval gris, <em>il est d\u2019un caract\u00e8re obstin\u00e9 et r\u00e9tif. Ses r\u00e9actions sont d\u00e9mesur\u00e9es, empruntes de col\u00e8re, et par-dessus tout, il veut occuper la premi\u00e8re place. C\u2019est \u00e0 peine si un fouet garni de pointes le fait ob\u00e9ir, tant il se laisse gagner par les passions et la col\u00e8re. Il arrive que le cocher doive soumettre ce cheval r\u00e9tif par la force, faire c\u00e9der sa croupe, car son comportement risque de ralentir et de faire chuter l\u2019attelage tout entier. En cons\u00e9quence, le cheval gris est empli de craintes que le cocher doive recourir \u00e0 de tels ch\u00e2timents, s\u2019effraie de chaque mouvement du cocher, ce qui complique encore la conduite de l\u2019attelage&#8230; <\/em><\/p>\n<p>Marsile Ficin remarque, tr\u00e8s justement, que ce cocher a un m\u00e9tier bien ingrat : le mauvais caract\u00e8re de l\u2019un des chevaux contrarie profond\u00e9ment la bonne marche de l\u2019attelage et complique \u00e9norm\u00e9ment le travail du cocher. La m\u00e9sentente des deux chevaux brise l\u2019harmonie de l\u2019attelage et freine sa progression.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, la mont\u00e9e de l\u2019attelage, l\u2019ascension spirituelle, se fait tr\u00e8s difficilement. Le cheval r\u00e9tif tire avec force. Il tire tout l\u2019attelage vers la terre et oblige le cocher \u00e0 le guider d\u2019une main ferme.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019\u00e9preuve de l\u2019\u00e2me humaine. Tout comme le cocher ou le cavalier, l\u2019\u00e2me est trop occup\u00e9e \u00e0 tenter de r\u00e9tablir la discipline et l\u2019harmonie de ses chevaux ; elle ne peut pas quitter son attelage des yeux. Ce n\u2019est que par instants qu\u2019elle peut lever les yeux vers le but, les cieux, le monde des Id\u00e9es. Et donc, elle n\u2019acquiert du monde des Id\u00e9es qu\u2019une vision h\u00e2tive et tronqu\u00e9e, gravement incompl\u00e8te. \u00c0 cause de la fatigue, des efforts pour ma\u00eetriser l\u2019attelage, l\u2019\u00e2me humaine finit par s\u2019\u00e9loigner des cieux, sans avoir \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e \u00e0 la contemplation des r\u00e9alit\u00e9s id\u00e9ales.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e2me humaine est sans aucun doute apparent\u00e9e au monde des Id\u00e9es. Elle est d\u2019essence \u00e9ternelle, incorruptible. Mais l\u2019\u00e2me humaine poss\u00e8de aussi en elle une essence profond\u00e9ment divis\u00e9e. Le m\u00e9lange des \u00e9l\u00e9ments qui la constituent fait que cette \u00e2me rencontre de p\u00e9nibles difficult\u00e9s lors de son ascension vers le monde des Id\u00e9es. Tout ce qui constitue l\u2019\u00e2me tend vers le m\u00eame but, que ce soit le cheval blanc, le cocher, ou le cheval gris. Tous veulent retrouver leur maison, sur le mont de l\u2019Olympe, s\u2019abreuver de l\u2019ambroisie. Ce qui les s\u00e9pare et cr\u00e9e le d\u00e9sordre, c\u2019est la mani\u00e8re d\u2019atteindre le but. Le cheval blanc est mod\u00e9r\u00e9, disciplin\u00e9, et suit facilement les indications du cocher. Le cheval gris se laisse poss\u00e9der par ses \u00e9motions, et bien qu&rsquo;il soit plein de force et d\u2019ardeur, il compromet gravement le succ\u00e8s et la progression de tout l\u2019attelage.<\/p>\n<p>L\u2019harmonie ne peut \u00eatre r\u00e9tablie par le cocher qu\u2019au prix de souffrances, de punitions et de l\u2019usage de la force, en n\u2019\u00e9tant que dans un \u00e9quilibre instable et sans cesse remis en question. Ce sont les d\u00e9sirs antagonistes de l\u2019homme qui sont, \u00e0 chaque instant, la cause de ses difficult\u00e9s.<\/p>\n<p>C\u2019est comme si le cavalier, lui aussi, \u00e9tait double. Une partie de sa conscience l\u2019\u00e9l\u00e8ve vers les r\u00e9alit\u00e9s sup\u00e9rieures, tandis que l\u2019autre le plonge dans la r\u00e9alit\u00e9 mat\u00e9rielle du monde. L\u2019une est soumise, ob\u00e9issante et douce, tandis que l\u2019autre est rebelle et obstin\u00e9e. Pourtant, ces deux aspects de la conscience sont indissolublement unis. Tout comme les deux chevaux qui veulent, tous deux, se reposer et s\u2019abreuver, les deux aspects de la conscience veulent atteindre le m\u00eame endroit.<\/p>\n<p>Tous veulent r\u00e9tablir l\u2019unit\u00e9 du tout pour acc\u00e9der \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9. Oui, tout comme le chariot, comme l\u2019attelage, les humains ont besoin de la force motrice du d\u00e9sir pour acc\u00e9der \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 du monde de l\u2019\u00e2me.<\/p>\n<p>Le cavalier de l\u2019\u00e2me d\u00e9couvre enfin le d\u00e9sir qui est au-del\u00e0 de la dualit\u00e9, le d\u00e9sir pur qui maintient en mouvement l\u2019univers. Et voil\u00e0 le vent du Paradis qui souffle entre les oreilles des chevaux.<\/p>\n<p>Par-del\u00e0 les sph\u00e8res du jour et de la nuit, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de mes deux chevaux, je franchis les portes de la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":937,"featured_media":56723,"template":"","meta":{"_acf_changed":false},"tags":[],"category_":[110103],"tags_english_":[],"class_list":["post-92737","logon_article","type-logon_article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category_-spiritsoul-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/logon_article\/92737","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/logon_article"}],"about":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/logon_article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/937"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/56723"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=92737"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=92737"},{"taxonomy":"category_","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category_?post=92737"},{"taxonomy":"tags_english_","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags_english_?post=92737"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}