{"id":92238,"date":"2021-11-08T07:31:28","date_gmt":"2021-11-08T07:31:28","guid":{"rendered":"https:\/\/logon.media\/logon_article\/le-pommier-une-histoire-de-la-tradition-hindoue\/"},"modified":"2021-11-08T07:31:28","modified_gmt":"2021-11-08T07:31:28","slug":"le-pommier-une-histoire-de-la-tradition-hindoue","status":"publish","type":"logon_article","link":"https:\/\/logon.media\/fr\/logon_article\/le-pommier-une-histoire-de-la-tradition-hindoue\/","title":{"rendered":"Le pommier &#8211; une histoire de la tradition hindoue"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Une enfant du village aimait aller voir&nbsp;l&rsquo;arbre. Elle grimpait la colline presque tous les jours pour le saluer, s&rsquo;asseoir \u00e0 ses pieds et jouer. Souvent, l&rsquo;arbre jouait avec elle, agitant ses branches dans le vent, lui permettant de cueillir une pomme, et parfois en laissant tomber une devant elle. C&rsquo;est ainsi que le temps passa pendant des ann\u00e9es, au rythme des saisons.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 quelque chose sembla avoir chang\u00e9. L&rsquo;arbre vit la jeune fille grimper la colline, la t\u00eate baiss\u00e9e et les \u00e9paules tombantes, et lui dit : \u00ab\u00a0H\u00e9, qu&rsquo;est-ce qui se passe ? Je ne t&rsquo;ai jamais vu venir \u00e0 moi comme \u00e7a\u00a0\u00bb. La fille soupira et r\u00e9pondit : \u00ab\u00a0Ah, je ne sais pas, je suis juste un peu triste\u00a0\u00bb. Pour lui remonter le moral, l&rsquo;arbre dit : \u00ab\u00a0Mais on peut jouer, peut-\u00eatre que tu seras un peu plus heureuse\u00a0\u00bb, et il agita ses branches, les feuilles d&rsquo;une branche effleurant doucement ses joues. \u00ab\u00a0Oh non, je n&rsquo;ai pas envie de jouer\u00a0\u00bb, r\u00e9pondit la fille. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai besoin d&rsquo;argent pour acheter des choses dont j&rsquo;ai besoin.\u00a0\u00bb&nbsp;\u00ab\u00a0Eh bien,\u00a0\u00bb dit l&rsquo;arbre, \u00ab\u00a0je n&rsquo;ai pas d&rsquo;argent, mais tu peux prendre mes pommes et les vendre au march\u00e9. Tu auras alors de l&rsquo;argent et tu pourras acheter les choses dont tu as besoin\u00a0\u00bb. Et cela se passa ainsi pendant plusieurs ann\u00e9es et la jeune fille, qui devint lentement une jeune femme, put subvenir \u00e0 ses besoins avec l&rsquo;argent provenant de la vente des pommes. Pendant un certain nombre d&rsquo;ann\u00e9es, elle fut heureuse de cette situation.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 les choses se pass\u00e8rent tout \u00e0 fait diff\u00e9remment. Le pommier vit sa petite amie grimper la colline la t\u00eate baiss\u00e9e et lui dit : \u00ab\u00a0Qu&rsquo;est-ce qui te prend ? Je ne te connais pas comme \u00e7a, il s&rsquo;est pass\u00e9 quelque chose ?\u00a0\u00bb La jeune femme haussa les \u00e9paules et r\u00e9pondit : \u00ab\u00a0Oui, je ne sais pas, je ne suis plus satisfaite\u00a0\u00bb. L&rsquo;arbre r\u00e9pondit : \u00ab\u00a0Je peux peut-\u00eatre t&rsquo;aider, dis-moi ce qui se passe\u00a0\u00bb. La jeune femme r\u00e9pliqua : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai besoin de bois pour construire une maison pour moi et mon fianc\u00e9. Nous avons r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9conomiser beaucoup d&rsquo;argent, mais ce n&rsquo;est pas suffisant, et le bois est cher\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Oh,\u00a0\u00bb dit l&rsquo;arbre, \u00ab\u00a0mais je peux vous aider. Prenez mes branches, elles sont assez \u00e9paisses et solides\u00a0\u00bb. Et les branches \u00e9paisses et solides furent sci\u00e9es et ainsi la jeune femme put voir sa maison termin\u00e9e et commencer \u00e0 y vivre. Sur la colline, on laissa \u00e0 l&rsquo;arbre quelques petites branches, et la femme fut \u00e0 nouveau heureuse pendant un certain temps.<\/p>\n<p>Un jour, bien des ann\u00e9es plus tard, il vit la femme, maintenant adulte, monter la colline d&rsquo;un pas lourd. \u00ab\u00a0H\u00e9, content de te revoir, comment vas-tu ?\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Oh, je vais bien\u00a0\u00bb, fut sa r\u00e9ponse quelque peu forc\u00e9e et superficielle. \u00ab\u00a0Eh bien, \u00e7a n&rsquo;a pas l&rsquo;air tr\u00e8s joyeux ;&nbsp;il t&rsquo;est arriv\u00e9 quelque chose ? Je peux t&rsquo;aider ?\u00a0\u00bb demanda&nbsp;le pommier. \u00ab\u00a0Eh bien, je ne sais pas, mais vous savez, ma famille a grandi et tous les enfants ont maintenant quitt\u00e9 la maison. Je me suis soudain rendu compte que je n&rsquo;ai jamais \u00e9t\u00e9 aussi isol\u00e9e du monde que dans ce village et ses environs. J&rsquo;aimerais partir, naviguer sur les sept mers et conna\u00eetre d&rsquo;autres cultures. Mais pour ce faire, j&rsquo;aurais besoin d&rsquo;un bateau.\u00a0\u00bb&nbsp;\u00ab\u00a0Oh, mais je peux t&rsquo;aider pour \u00e7a ! Prends mon tronc ;&nbsp;tu vois comme il est \u00e9pais. Tu peux facilement en faire un bateau, et tu pourras naviguer partout.\u00a0\u00bb Et c&rsquo;est ce qui arriva, et le pommier laissa une souche large et solide sur la colline pr\u00e8s du village.<\/p>\n<p>De tr\u00e8s nombreuses ann\u00e9es plus tard, une silhouette vo\u00fbt\u00e9e gravit la colline o\u00f9 la souche du pommier avait patiemment attendu. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas un pas d&rsquo;enfant, ni la d\u00e9marche vigoureuse d&rsquo;une femme dans la force de l&rsquo;\u00e2ge, non, c&rsquo;\u00e9tait un pas tra\u00eenant, h\u00e9sitant de temps \u00e0 autre. Et la souche s&rsquo;adressa \u00e0 la vieille femme : \u00ab\u00a0H\u00e9, quel bonheur que tu viennes me rendre visite \u00e0 nouveau !\u00a0\u00bb Car il reconnaissait dans la vieille femme l&rsquo;enfant d&rsquo;autrefois. \u00ab\u00a0Comment vas-tu depuis la derni\u00e8re fois ?\u00a0\u00bb Il n&rsquo;y eut pas plus qu&rsquo;un soupir chuchot\u00e9 en r\u00e9ponse. \u00ab\u00a0Approche-toi un peu, je ne t&rsquo;entends pas\u00a0\u00bb, dit l&rsquo;arbre, \u00ab\u00a0mais vas-y doucement, prends ton temps, je ne suis pas press\u00e9\u00a0\u00bb. Le soupir se fit plus lourd et la femme s&rsquo;approcha tr\u00e8s lentement. \u00ab\u00a0Que veux-tu de moi : des pommes,&nbsp;du bois ?\u00a0\u00bb La r\u00e9ponse fut : \u00ab\u00a0Non, je n&rsquo;ai besoin de rien, je voudrais juste un endroit o\u00f9&nbsp;me reposer\u00a0\u00bb. Alors la souche dit : \u00ab\u00a0Oh, viens t&rsquo;asseoir ici sur moi, je suis un bon endroit o\u00f9&nbsp;te reposer, car je vois que tu es fatigu\u00e9e\u00a0\u00bb. Et autour de la vieille femme, de jeunes rameaux aux fleurs d&rsquo;un blanc argent\u00e9 pouss\u00e8rent vers la lumi\u00e8re du soleil.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Source :<\/strong><\/p>\n<p>Une interpr\u00e9tation libre de la Bhagavad Gita, 18.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":923,"featured_media":15389,"template":"","meta":{"_acf_changed":false},"tags":[],"category_":[110064,110077],"tags_english_":[],"class_list":["post-92238","logon_article","type-logon_article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category_-art-fr","category_-livingpast-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/logon_article\/92238","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/logon_article"}],"about":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/logon_article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/923"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15389"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=92238"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=92238"},{"taxonomy":"category_","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category_?post=92238"},{"taxonomy":"tags_english_","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags_english_?post=92238"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}