{"id":89096,"date":"2018-06-29T09:51:12","date_gmt":"2018-06-29T09:51:12","guid":{"rendered":"https:\/\/logon.media\/logon_article\/lame-en-questions\/"},"modified":"2018-06-29T09:51:12","modified_gmt":"2018-06-29T09:51:12","slug":"lame-en-questions","status":"publish","type":"logon_article","link":"https:\/\/logon.media\/fr\/logon_article\/lame-en-questions\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Ame en questions"},"content":{"rendered":"<p>Qui est mon \u00e2me ? Quelle relation ai-je \u00e0 mon \u00e2me ? Est-ce que je la connais ? Sans la connaitre, puis-je me conna\u00eetre r\u00e9ellement ? Est-ce que je me connais ?&nbsp;<\/p>\n<p>Ne serais-je pas plus riche int\u00e9rieurement que ce que j&rsquo;ai cru quand j&rsquo;essayais d&rsquo;appr\u00e9hender mon \u00eatre comme \u00e9tant un corps anim\u00e9 par une pens\u00e9e et un psychisme ? D&rsquo;ailleurs oui, mon corps est anim\u00e9, anim\u00e9 d&rsquo;une \u00e2me, mais qui est-elle ?<\/p>\n<p>Elle est plus profonde, plus vivifiante que je ne le supposais. En voulant me conna\u00eetre par des chemins d&rsquo;exploration de mon pass\u00e9, de mon h\u00e9ritage, de mon inconscient, de mon psychisme, j&rsquo;ai tourn\u00e9 autour de son myst\u00e8re. Mais il a de nombreuses couches, comme un oignon qu&rsquo;on p\u00e8le. Puis-je parvenir en son c\u0153ur ? Vais-je y trouver le germe de la prochaine plante, ou celui de ma r\u00e9alit\u00e9 profonde ?<\/p>\n<p>Et m\u00eame mon corps, le corps aujourd&rsquo;hui si bien \u00ab cartographi\u00e9 \u00bb gr\u00e2ce aux appareils r\u00e9cents, mon corps qui n&rsquo;est pas toujours en pleine capacit\u00e9 de se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer, est-ce que je le connais bien ? Est-ce que je connais son int\u00e9riorit\u00e9, le fonctionnement qui se d\u00e9roule minute apr\u00e8s minute \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de moi, pour permettre ma vie ? Et ma vie ? Qu&rsquo;en sais-je ?<\/p>\n<p>Les strates de ces questions me font percevoir que cette curieuse mani\u00e8re de ressentir et de penser qu&rsquo;a l&rsquo;\u00eatre humain lui cache en fait des donn\u00e9es essentielles sur lui-m\u00eame. Oui, mon penser habituel, tel qu&rsquo;il s&rsquo;articule avec mes ressentis, ne m&rsquo;informe pas suffisamment objectivement sur moi-m\u00eame et sur la r\u00e9alit\u00e9, et encore moins sur ma vie. Je veux me d\u00e9gager de cette limite et trouver une approche de moi-m\u00eame plus conforme \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Puis-je me percevoir autrement ?<\/p>\n<p>\nCette \u00e2me en moi se d\u00e9voile tout autre que je l&rsquo;attendais. Elle a plusieurs dimensions. L&rsquo;une est l&rsquo;aspect immat\u00e9riel des ph\u00e9nom\u00e8nes corporels qui sont ma vie. Oui, elle anime mon corps. Elle est ma vie biologique dans son mouvement, sa fluidit\u00e9, son \u00e9nergie subtile, son animation incarn\u00e9e (in carne = dans la chair). Elle est aussi ma vie, par sa qualit\u00e9, sa mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre, elle est la mienne, ma qualit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre, ma singularit\u00e9. Mes forces et mes faiblesses, mon unicit\u00e9.<\/p>\n<p>Elle s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, \u00e0 la sensation, elle anime mon interface corporelle avec le monde, avec mes pairs. Elle s&rsquo;\u00e9lance vers la r\u00e9alit\u00e9 sup\u00e9rieure, vers des cieux immenses dont mes sens ne me parlent pas. Alors elle est tension, impuissance, manque. Elle bute contre les murs de mon corps, de ma r\u00e9activit\u00e9, les limites de ma pens\u00e9e qui ne saisit pas son essence r\u00e9elle. Plus sereine, elle me propose d&rsquo;autres voies, d&rsquo;autres mani\u00e8re de percevoir, d&rsquo;\u00eatre.<\/p>\n<p>D&rsquo;alourdie, enkyst\u00e9e dans les \u00e9motions, les affects, les pr\u00e9occupations que ma pens\u00e9e nourrit ou qui nourrissent mes pens\u00e9es, elle peut s&rsquo;\u00e9lever vers une r\u00e9alit\u00e9 plus flamboyante. Quand sa lumi\u00e8re \u00ab propre \u00bb individuelle est irrigu\u00e9e par une lumi\u00e8re plus puissante, plus universelle, par une vie plus grande, cela change sa nature.<\/p>\n<p>J&rsquo;\u00e9prouve, je constate que, nourrie, \u00ab connect\u00e9e \u00bb \u00e0 la dimension spirituelle, elle acquiert elle-m\u00eame des caract\u00e9ristiques plus universelles. Cela se r\u00e9percute dans ma vie. Sans doute, l&rsquo;\u00e2me est un organe, elle a la qualit\u00e9 de celui qui la porte, et cet organe a une vocation plus essentielle.<\/p>\n<p>Je d\u00e9couvre que ces questions avaient un but : me pousser vers son devenir conscient.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e2me a son propre devenir, au c\u0153ur de ma vie. Arriv\u00e9e comme \u00e2me biologique, elle tend \u00e0 \u00eatre une \u00e2me consciente et vivante. Et tous les id\u00e9aux qui me plaisaient prennent sens autour de son aspiration absolue : libert\u00e9, autonomie, perfection, puissance, connexion aux autres, beaut\u00e9, partage, collaboration id\u00e9ale, amour&#8230;<\/p>\n<p>Cette n\u00e9cessit\u00e9 qui ne va pas de soi dans le d\u00e9roulement de la vie, plus br\u00fblante pour certains que pour d&rsquo;autres, si \u00e9loign\u00e9s des besoins de la survie du corps, c&rsquo;est d&rsquo;elle qu&rsquo;ils proviennent. Sp\u00e9cificit\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre humain qui aspire \u00e0 ce qu&rsquo;il ne peut \u00eatre. Plus la conscience s&rsquo;approfondit dans la d\u00e9couverte de ces besoins qui deviennent exigence, plus devient sensible tout ce qui nous en s\u00e9pare.<\/p>\n<p>Et je r\u00e9alise qu&rsquo;il s&rsquo;agit de chemin spirituel, et que cela n&rsquo;a rien de mystique, d&rsquo;obscur, ni de facile. L&rsquo;\u00e2me vivante est une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 port\u00e9e d&rsquo;\u00e2me, mais pas \u00e0 port\u00e9e du corps. Et pourtant je sais de plus en plus clairement que c&rsquo;est dans la vie, dans le pr\u00e9sent du corps, que tout se joue. Cette liaison \u00e0 une force sup\u00e9rieure que je r\u00e9alise, au c\u0153ur de ma vie, au c\u0153ur de mon \u00eatre, c&rsquo;est le lien de mon \u00e2me \u00e0 sa r\u00e9alit\u00e9. C&rsquo;est un pr\u00e9alable pour aller un cran plus loin. Et mon corps r\u00e9siste. Ma mani\u00e8re d&rsquo;appr\u00e9cier ou de d\u00e9sapprouver, d&rsquo;accueillir ou de repousser, et par l\u00e0-m\u00eame de conforter mon lien \u00e0 mes aspects les plus r\u00e9actifs, ma mani\u00e8re de me confirmer \u00e0 moi-m\u00eame la r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019\u00e9go, est en contradiction avec une possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00e2me. Ce paradoxe-l\u00e0, je ne l&rsquo;avais pas vu venir. Il devient crucial, insoluble, conflit, ren\u00e9gociation int\u00e9rieure de l&rsquo;acceptable et du confortable. D\u00e9ni et d\u00e9couverte. Croissance, \u00e9blouissement et refus. D\u00e9couverte et d\u00e9convenues, et toutes les modalit\u00e9s de l&rsquo;\u00eatre tiss\u00e9es au fil des jours de l&rsquo;histoire d&rsquo;une vie, de ses \u00e9pisodes.<\/p>\n<p>Au fur et \u00e0 mesure de ces chass\u00e9s crois\u00e9s entre l&rsquo;\u00e2me, la personnalit\u00e9, l&rsquo;\u00e9go, j&rsquo;apprends la place, le r\u00f4le de chacun. Au fil du temps de ces mouvements, de ce tri, de cette articulation, se d\u00e9gage un nouvel \u00e9l\u00e9ment : l&rsquo;\u00e2me n&rsquo;est pas seule. Par essence, elle est autre chose que l&rsquo;individualit\u00e9.<br \/>\nEt toutes ces questions, incluant celles de la solitude, du sentiment d&rsquo;abandon, de l&rsquo;amour recherch\u00e9, prennent corps dans une r\u00e9alit\u00e9 unifi\u00e9e : pour l&rsquo;\u00e2me rien n&rsquo;est s\u00e9par\u00e9. Sa trame d&rsquo;\u00eatre est une autre modalit\u00e9 de vie. Elle sait \u00e0 pr\u00e9sent me la faire \u00e9prouver. Et cette r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre-l\u00e0 ne m&rsquo;appartient pas. Pour accepter l&rsquo;absence des limites, il faut renoncer \u00e0 l&rsquo;\u00e9go.<\/p>\n","protected":false},"author":914,"featured_media":3256,"template":"","meta":{"_acf_changed":false},"tags":[],"category_":[110103],"tags_english_":[],"class_list":["post-89096","logon_article","type-logon_article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category_-spiritsoul-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/logon_article\/89096","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/logon_article"}],"about":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/logon_article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/914"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3256"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=89096"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=89096"},{"taxonomy":"category_","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category_?post=89096"},{"taxonomy":"tags_english_","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags_english_?post=89096"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}