{"id":128964,"date":"2026-08-23T16:27:41","date_gmt":"2026-08-23T16:27:41","guid":{"rendered":"https:\/\/logon.media\/?post_type=logon_article&#038;p=128964"},"modified":"2026-08-23T16:27:41","modified_gmt":"2026-08-23T16:27:41","slug":"la-science-aux-portes-du-sacre","status":"publish","type":"logon_article","link":"https:\/\/logon.media\/fr\/logon_article\/la-science-aux-portes-du-sacre\/","title":{"rendered":"La Science aux portes du Sacr\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><em>Depuis la nuit des temps l\u2019organisation complexe mais extraordinairement rigoureuse de l\u2019univers a fascin\u00e9 l\u2019humanit\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Savez-vous, en effet, qu\u2019un \u00e9cart infinit\u00e9simal dans le mouvement de l\u2019orbite d\u2019une plan\u00e8te de notre syst\u00e8me solaire aurait pour effet d\u2019y semer le chaos dont l\u2019une des cons\u00e9quences serait la disparition de toute trace de vie sur terre?<\/p>\n<p>Certains penseurs \u00e9clair\u00e9s ont consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019homme v\u00e9ritable &#8211; c\u2019est \u00e0 dire non seulement en tant qu\u2019organisme biologique mais aussi en tant qu\u2019organisme anim\u00e9 par une \u00e2me et une vie spirituelle &#8211; que cet homme v\u00e9ritable donc est\u00a0 structur\u00e9 \u00e0 l\u2019image de l\u2019univers et ils l\u2019ont appel\u00e9 en cons\u00e9quence microcosmos ou microcosme. De ce petit univers ou microcosme Emp\u00e9docle &#8211; philosophe du quatri\u00e8me si\u00e8cle avant notre \u00e8re &#8211; nous dit:<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0<em>\u00c9gal \u00e0<\/em> <em>lui-m\u00eame partout, illimit\u00e9, Sphairos <\/em>(c\u2019est \u00e0 dire le soleil rayonnant)<em> est <\/em><em>l\u00e0<\/em>, <em>tout rond, joyeux et immobile.<\/em><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>\u00a0<em>\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p><em>\u00a0<\/em>Aujourd\u2019hui, de Sphairos, nous ne percevons qu\u2019un fragment limit\u00e9, notre corps, anim\u00e9 par une conscience tout aussi limit\u00e9e car d\u00e9termin\u00e9e essentiellement par notre activit\u00e9 sensorielle. Pourtant malgr\u00e9 cette limitation \u00e9vidente de nos capacit\u00e9s tant physiques, qu\u2019\u00e9motionnelles ou cognitives nous restons anim\u00e9 du d\u00e9sir de d\u00e9passer ce cadre restreint. Mais quelle est l\u2019origine de ce d\u00e9sir qui pousse l\u2019homme \u00e0 rechercher toujours de nouveaux horizons dont il d\u00e9couvrira t\u00f4t ou tard les limites, qu\u2019il cherchera alors \u00e0 nouveau \u00e0 d\u00e9passer\u00a0?<\/p>\n<p>Cette impulsion provient d\u2019un sanctuaire secret, domaine de l\u2019absolu, qui se situe au plus profond de notre \u00e2me que certaines \u00e9coles spirituelles ont appel\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c9tincelle de lumi\u00e8re\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0grain de s\u00e9nev\u00e9\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Rose du c\u0153ur\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Graal\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0D\u00e9p\u00f4t sacr\u00e9\u00a0\u00bb au Moyen-orient. Mais notre conscience ne per\u00e7oit rien de cette silencieuse pr\u00e9sence, sauf parfois de fa\u00e7on \u00e9ph\u00e9m\u00e8re sous la forme d\u2019une infime nostalgie qui traverse l\u2019\u00eatre et le projette dans une sensation de mal-\u00eatre que rien ni personne ne peut effacer. Et bien souvent notre conscience va traduire cette impulsion int\u00e9rieure par une recherche d\u00e9sordonn\u00e9e, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du microcosme, qui va nous mener sur des chemins aux m\u00e9andres infinis comme un gigantesque labyrinthe duquel il est strictement impossible de s\u2019\u00e9chapper.<\/p>\n<p>Cette qu\u00eate de l\u2019absolu est \u00e9galement au c\u0153ur de nombre de discours th\u00e9ologiques. Les messages religieux les plus classiques ont propos\u00e9 \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9 une tentative d&rsquo;explication dans laquelle la situation de l&rsquo;homme dans l&rsquo;univers relevait d&rsquo;une volont\u00e9 divine. Tout l&rsquo;\u00e9difice religieux se pr\u00e9sentait alors comme l&rsquo;intercesseur entre l&rsquo;homme et Dieu. Au cours des si\u00e8cles pass\u00e9s cette croyance s&rsquo;est fissur\u00e9e, lentement mais inexorablement, et cela, en partie, par les travaux de quelques individus, concernant justement les lois d&rsquo;organisation de l&rsquo;univers, rel\u00e9guant ainsi au domaine de l&rsquo;irrationnel les dogmes fondateurs des grandes religions. Citons ici Copernic, Galil\u00e9e, Giordano Bruno, Newton qui du 15\u00e9me au 18\u00e8me si\u00e8cle ont contribu\u00e9 \u00e0 jeter les bases de la m\u00e9thode exp\u00e9rimentale, c&rsquo;est \u00e0 dire concevoir et r\u00e9aliser des exp\u00e9riences et des mod\u00e8les reproduisant les ph\u00e9nom\u00e8nes observ\u00e9s et \u00e0 partir de ces mod\u00e8les remonter jusqu&rsquo;au principe originel, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;id\u00e9e cr\u00e9atrice. La d\u00e9couverte de ces lois d&rsquo;organisation de l&rsquo;univers \u00e9tait le premier pas vers la compr\u00e9hension du myst\u00e8re de la vie.<\/p>\n<p>Dans ses premiers pas, cependant, la d\u00e9marche scientifique \u00e9tait tr\u00e8s fortement teint\u00e9e de m\u00e9taphysique ou plut\u00f4t de mysticisme rationnel. Ainsi, on d\u00e9couvre depuis peu que Newton, le p\u00e8re de la physique newtonienne sur laquelle s&rsquo;est fond\u00e9e notre actuelle vision du monde, \u00e9tait avant d&rsquo;\u00eatre un chercheur scientifique, un alchimiste convaincu puisant aux sources de l&rsquo;herm\u00e9tisme. En r\u00e9alit\u00e9, Newton regardait l&rsquo;univers comme un cryptogramme compos\u00e9 par le Tout-Puissant, comme une \u00e9nigme dont l&rsquo;homme devait retrouver le sens. Jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;av\u00e8nement de la science moderne, la Nature \u00e9tait per\u00e7ue comme une r\u00e9alit\u00e9 vivante, anim\u00e9e de sa propre \u00c2me. Mais la philosophie m\u00e9caniste qui s&rsquo;est constitu\u00e9e au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle imposa progressivement l&rsquo;id\u00e9e que tout devait \u00eatre con\u00e7u sur le mod\u00e8le de la machine et que l&rsquo;\u00c2me devait \u00eatre remplac\u00e9e par le concept de force, que les cieux, les plan\u00e8tes, les plantes, les animaux et les hommes eux-m\u00eames ob\u00e9issaient \u00e0 ces forces.<\/p>\n<p>L&rsquo;hypoth\u00e8se de Dieu comme \u00e9l\u00e9ment fondamental de l&rsquo;organisation de l&rsquo;univers devint superflue et la sagesse de ceux qui \u0153uvr\u00e8rent \u00e0 d\u00e9velopper une vision du monde, de l\u2019homme et de la vie, r\u00e9unissant dans une m\u00eame harmonie la raison et la foi, en particulier les premiers Rose-Croix, cette sagesse-l\u00e0 va c\u00e9der progressivement la place \u00e0 une d\u00e9marche exclusivement rationnelle, cette d\u00e9marche qui est la n\u00f4tre actuellement. Le point culminant dans cette d\u00e9marche fut sans aucun doute l&rsquo;exclusion du sujet &#8211; et donc de sa conscience ou son \u00e2me &#8211; dans le processus de connaissance de l&rsquo;objet. De cette s\u00e9paration dont les cons\u00e9quences sont incalculables, le psychanalyste Jung \u00e9crivait:<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0<em>La science dans sa totalit\u00e9 est cependant d\u00e9pendante de l&rsquo;\u00e2me dans laquelle toute connaissance est enracin\u00e9e&#8230; Il est extr\u00eamement \u00e9tonnant que le monde occidental semble mal appr\u00e9cier cette situation.<\/em><a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>\u00a0<em>\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Par la perte de l&rsquo;\u00e2me comme organe de connaissance, la science s&rsquo;est interdite de r\u00e9pondre \u00e0 la question du sens, ce que souligne avec insistance Platon dans la R\u00e9publique, Livre VII:<\/p>\n<blockquote><p><em>\u00ab\u00a0Or notre raisonnement [\u2026] d\u00e9montre que cette facult\u00e9 de la connaissance est pr\u00e9sente, avec l&rsquo;organe le plus appropri\u00e9, dans l&rsquo;\u00e2me de chacun, et que, de m\u00eame qu&rsquo;un oeil qui ne serait \u00e0 m\u00eame de se tourner de l&rsquo;ombre vers la lumi\u00e8re qu&rsquo;avec un demi-tour de tout le corps, de m\u00eame il faut d\u00e9tourner l&rsquo;\u00e2me tout enti\u00e8re, avec <u>l&rsquo;organe de la connaissance<\/u>, des choses qui passent, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elle devienne capable de supporter la contemplation de l&rsquo;\u00eatre dans ce qu&rsquo;il y a de plus lumineux, \u00e0 savoir ce que nous appelons le Bien.<\/em><a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>\u00a0<em>\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Ainsi par cette exclusion de l&rsquo;\u00e2me, la science s&rsquo;est donn\u00e9 son espace et sa m\u00e9thode. Elle a progressivement impos\u00e9e sa vision du monde et de la vie et c&rsquo;est cette vision qui constitue le fondement actuel de notre culture.<\/p>\n<p>Mais ne nous m\u00e9prenons pas. Nous tenons \u00e0 souligner les remarquables cons\u00e9quences de la recherche scientifique dans les technologies qui structurent notre environnement quotidien: technologies de l&rsquo;information, de l&rsquo;\u00e9nergie, nouveaux mat\u00e9riaux,\u00a0 g\u00e9nie g\u00e9n\u00e9tique, etc. Mais celles-\u00adci permettent-elles de r\u00e9pondre \u00e0 la question fondamentale\u00a0: quel est le sens de la vie?<\/p>\n<p>Assur\u00e9ment non\u00a0! Et pourtant cette question n\u2019est-elle pas fondamentale\u00a0? Pourquoi alors une telle ignorance, pourquoi une telle d\u00e9rive o\u00f9 les questions fondamentales de l\u2019existence sont non seulement exclues mais encore consid\u00e9r\u00e9es comme ind\u00e9sirables dans notre soci\u00e9t\u00e9 actuelle\u00a0?<\/p>\n<p>L&rsquo;origine d&rsquo;une telle d\u00e9rive est \u00e0 rechercher dans la rupture entre la science int\u00e9rieure ou sacr\u00e9e et la science mat\u00e9rialiste. Car aujourd&rsquo;hui, il existe une science int\u00e9rieure connue d&rsquo;un nombre restreint de chercheurs au c\u0153ur remplit d&rsquo;une aspiration \u00e0 la compr\u00e9hension et \u00e0 la r\u00e9alisation du sens de la vie. Leur premier travail est de d\u00e9couvrir le plan qui imprime sa trame dans la marche et l&rsquo;organisation de l&rsquo;univers. Cette d\u00e9couverte est rendue possible par l&rsquo;\u00e9veil d&rsquo;une v\u00e9ritable intuition sup\u00e9rieure, un mode de fonctionnement de l&rsquo;imagination o\u00f9 celle-ci puise sa nourriture aux sources vives de l&rsquo;Esprit Universel.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la d\u00e9marche scientifique qui vise \u00e0 isoler chacune des parties d&rsquo;un syst\u00e8me pour l\u2019\u00e9tudier et tenter ainsi de reconstituer l&rsquo;ensemble et d&rsquo;en d\u00e9duire des lois d&rsquo;organisation, la Science sacr\u00e9e repose sur une vision globale de l&rsquo;homme, de la vie et de l&rsquo;univers. Tout d&rsquo;abord de l&rsquo;homme, car il est l&rsquo;acteur et l&rsquo;objet de cette connaissance. La science sacr\u00e9e postule que l&rsquo;homme est bien plus qu&rsquo;une organisation complexe d&rsquo;atomes anim\u00e9e par une vie biologique dont les processus \u00e9nerg\u00e9tiques sont plus ou moins connus\u00a0; il est \u00e9galement un \u00e9l\u00e9ment ou organe d&rsquo;un v\u00e9ritable Corps vivant que la tradition appelle \u00ab microcosme \u00bb, le Sphairos d&rsquo;Emp\u00e9docle dont nous parlions en introduction, et dont les \u00e9l\u00e9ments qui le constituent ne peuvent \u00eatre ni appr\u00e9hend\u00e9s ni \u00e9tudi\u00e9s par les instruments et th\u00e9ories scientifiques actuels. Un ma\u00eetre de la science sacr\u00e9e, Jan Van Rijckenborgh, fondateur de l&rsquo;\u00c9cole de la Rose-Croix d&rsquo;Or, a parfaitement d\u00e9crit ce corps vivant, ce microcosme. Ici surgit le <u>myst\u00e8re de la vie<\/u>, en tant qu&rsquo;\u00e9l\u00e9ment s&rsquo;inscrivant dans un plan d&rsquo;envergure cosmique et dont les enjeux, transmis par nombre de mythes ou de l\u00e9gendes, sont l&rsquo;\u00e9veil et la lib\u00e9ration de l&rsquo;\u00catre de Lumi\u00e8re qui g\u00eet endormi en chacun d&rsquo;entre nous. C&rsquo;est la Vie m\u00eame qui est plac\u00e9e au c\u0153ur de cette science, non pas la vie biologique, m\u00eame si elle occupe une fonction d\u00e9terminante, mais la Vie dont l&rsquo;origine se situe dans une autre R\u00e9alit\u00e9, un champ de Vie et de Lumi\u00e8re parfaits. Enfin cette vision s&rsquo;\u00e9largit \u00e0 <u>l\u2019univers<\/u> qui est organis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;image du Mirocosme, rejoignant ainsi cette connaissance multimill\u00e9naire de l&rsquo;herm\u00e9tisme :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab <em>Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.<\/em><a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>II est bien \u00e9vident que cette science sacr\u00e9e n&rsquo;a pas pour but d&rsquo;augmenter le confort mat\u00e9riel de l&rsquo;humanit\u00e9. Elle n&rsquo;a pas non plus pour but de fournir un surcro\u00eet de confort moral ou spirituel, m\u00eame si ces points peuvent \u00eatre une cons\u00e9quence de son usage. Son unique objectif est de r\u00e9tablir dans l&rsquo;\u00eatre sa facult\u00e9 latente de connaissance parfaite, c&rsquo;est \u00e0 dire d&rsquo;une connaissance int\u00e9rieure de la vie, de l&rsquo;\u00eatre et du monde, libre de tous syst\u00e8mes de croyances ou de conditionnements ext\u00e9rieurs. Le cl\u00e9 qui permet l&rsquo;\u00e9mergence de cette connaissance parfaite se trouve dans la conscience, cette conscience qui nous donne la facult\u00e9 de nous interroger sur le sens de la vie, qui refuse de consid\u00e9rer que la vie n&rsquo;est qu&rsquo;un accident biologique dans l&rsquo;insondable histoire de l&rsquo;univers. C&rsquo;est du plus profond de notre conscience que surgit la sensibilit\u00e9 au beau, au bien, aux nobles sentiments, et aussi cette \u00e9ph\u00e9m\u00e8re nostalgie qui parfois nous saisit si profond\u00e9ment que lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;\u00e9vanouit, demeure en nous la trace de ce \u00ab\u00a0mal-\u00eatre\u00a0\u00bb, que rien ni personne ne peut effacer.<\/p>\n<p>Ainsi nous verrons surgir dans un avenir, dont la proximit\u00e9 ne d\u00e9pend que de notre propre cheminement int\u00e9rieur, une nouvelle vision du monde et de la vie. Ces pr\u00e9misses s&rsquo;annoncent \u00e0 travers certaines d\u00e9couvertes de la physique quantique qui laissent entrevoir que dans l&rsquo;univers qui nous entoure s&rsquo;organise une r\u00e9alit\u00e9 qui nous est inconnue, que nous ne pouvons percevoir. La seule possibilit\u00e9 de perception de cette r\u00e9alit\u00e9 r\u00e9side dans un changement de conscience, laquelle doit proc\u00e9der de cette r\u00e9alit\u00e9 m\u00eame.<\/p>\n<p>Ceci nous am\u00e8ne aux portes du sacr\u00e9, au portes d&rsquo;une science sacr\u00e9e dont les cl\u00e9s, ces myst\u00e9rieuses \u00ab\u00a0cl\u00e9s mystiques\u00a0\u00bb auxquelles faisait r\u00e9f\u00e9rence Newton, se trouvent cach\u00e9es en nous-m\u00eame, dans le seul lieu ou ne pensons jamais \u00e0 chercher.<\/p>\n<p>C&rsquo;est vers cette science int\u00e9rieure que peut, que devrait, nous mener la science de la nature, dont la v\u00e9ritable fonction, gr\u00e2ce \u00e0 sa formidable capacit\u00e9 d&rsquo;investigation tant de l&rsquo;infiniment petit que de l&rsquo;infiniment grand, est de maintenir intacte cette capacit\u00e9 \u00e0 nous \u00e9merveiller des prodiges de l&rsquo;univers et de la vie et par l\u00e0 m\u00eame de pousser l&rsquo;\u00e2me humaine \u00e0 s&rsquo;interroger sur le myst\u00e8re de la vie. Et cette interrogation peut s&rsquo;amplifier jusqu&rsquo;\u00e0 inciter l&rsquo;\u00eatre \u00e0 se mettre en qu\u00eate d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 ind\u00e9pendante des capacit\u00e9s limit\u00e9es de sa conscience et de ses croyances multiples. Alors se faisant, la science profane aura conduit l&rsquo;\u00eatre aux portes d&rsquo;une science sacr\u00e9e qui le reliera \u00e0 la perfection d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 intemporelle et infinie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>R\u00e9f\u00e9rences<\/h3>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> Emp\u00e9docle, 490-435 av. JC, <em>Fragments<\/em><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Erwin Schr\u00f6dinger, <em>L\u2019Esprit et la mati\u00e8re<\/em>, 1958<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Platon, La R\u00e9publique, Livre VII<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> Herm\u00e8s Trism\u00e9giste, <em>La Table d\u2019\u00c9meraude<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":923,"featured_media":128970,"template":"","meta":{"_acf_changed":false},"tags":[],"category_":[110090],"tags_english_":[],"class_list":["post-128964","logon_article","type-logon_article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category_-science-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/logon_article\/128964","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/logon_article"}],"about":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/logon_article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/923"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/128970"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=128964"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=128964"},{"taxonomy":"category_","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category_?post=128964"},{"taxonomy":"tags_english_","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags_english_?post=128964"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}