{"id":127840,"date":"2026-06-01T06:00:01","date_gmt":"2026-06-01T06:00:01","guid":{"rendered":"https:\/\/logon.media\/?post_type=logon_article&#038;p=127840"},"modified":"2026-05-28T10:47:47","modified_gmt":"2026-05-28T10:47:47","slug":"la-peur-de-perdre-dieu-en-nous","status":"publish","type":"logon_article","link":"https:\/\/logon.media\/fr\/logon_article\/la-peur-de-perdre-dieu-en-nous\/","title":{"rendered":"La peur de perdre Dieu en nous"},"content":{"rendered":"<p><em>&lsquo;Nous ne perdons pas Dieu. Nous perdons seulement notre disposition int\u00e9rieure avec le sacr\u00e9.&rsquo;<\/em><!--more--><\/p>\n<p>Je n\u2019ai jamais eu peur de perdre Dieu. Je suis intimement convaincu de Son existence, mais je ne L\u2019ai jamais compris comme une \u2018chose\u2019 susceptible d\u2019\u00eatre poss\u00e9d\u00e9e ou \u00e0 l\u2019inverse, de dispara\u00eetre.\u00a0 Cette perte n\u2019a jamais eu de v\u00e9ritable signification pour moi.\u00a0 Je pourrais plus ais\u00e9ment concevoir de m\u2019\u00e9garer moi-m\u00eame plut\u00f4t que de Le perdre Lui. Et pourtant, il existe une peur silencieuse de Son absence qui traverse bien des consciences: non pas la peur du monde ni celle de soi-m\u00eame.\u00a0 C\u2019est une crainte sans objet clairement d\u00e9fini mais dont la r\u00e9sonance demeure profonde, comme si quelque chose d\u2019essentiel pouvait \u00eatre retir\u00e9 de la trame m\u00eame de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette peur se manifeste sous diverses expressions.\u00a0 Certaines demeurent silencieuses et subtiles, tandis que d\u2019autres prennent une forme plus concr\u00e8te.\u00a0 Certaines rel\u00e8vent de l\u2019angoisse m\u00e9taphysique, tandis que d\u2019autres sont plus proches de l\u2019exp\u00e9rience v\u00e9cue.\u00a0 Elle envahit aussi bien les agnostiques que ceux qui font l\u2019exp\u00e9rience du divin.<\/p>\n<p>Chez l\u2019homme ordinaire, ou chez celui qui n\u2019a fait que quelques pas sur le sentier de la Lumi\u00e8re, la peur ne na\u00eet pas de concepts, mais de fractures int\u00e9rieures.\u00a0 Le d\u00e9sir et l\u2019aspiration ne s\u2019accordent pas; ils se d\u00e9chirent.\u00a0 Le mouvement vers l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience terrestre et celui qui s\u2019oriente vers Dieu ne suivent pas la m\u00eame direction.<\/p>\n<p>Il existe parfois un d\u00e9sir visc\u00e9ral ou tumultueux qui pousse vers l\u2019exp\u00e9rience, la consommation, ou vers une intensit\u00e9 qui n\u2019est plus seulement vitale, mais devient dense, lourde et presque opaque.\u00a0 Et, simultan\u00e9ment, il existe une ouverture authentique, une subtile justesse, ainsi qu\u2019un amour de ce qui est \u00e9lev\u00e9, qui ne peut \u00eatre r\u00e9duit \u00e0 la seule exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>Ces personnes ne sont ni confuses, ni superficielles, ni d\u00e9pourvues de discernement.\u00a0 Au contraire, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment leur lucidit\u00e9 qui rend la rupture plus douloureuse.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s chaque descente, la remont\u00e9e ne se pr\u00e9sente pas comme une obligation morale, mais comme une intime reconnaissance : \u2018Ce n\u2019est pas le cas ici\u2019.<\/p>\n<p>Et pourtant, le mouvement se r\u00e9p\u00e8te.\u00a0 Ici, la peur de perdre Dieu prend une forme tr\u00e8s concr\u00e8te, non pas comme une id\u00e9e mais comme une sensation de distance, de chute, d\u2019impossibilit\u00e9 de demeurer dans ce qui est reconnu comme vrai.\u00a0 M\u00eame cette peur est, en son essence, une interpr\u00e9tation.\u00a0 Ce n\u2019est pas Dieu qui s\u2019\u00e9loigne, mais la conscience qui s\u2019identifie temporairement \u00e0 une forme incapable de Le refl\u00e9ter.<\/p>\n<p>Il existe d\u2019autres expressions, plus subtiles encore.\u00a0 Certaines personnes vivent avec la conviction d\u2019\u00eatre fondamentalement indignes, \u2018inf\u00e9rieures\u2019, \u2018imparfaites\u2019 ou encore trop \u00e9loign\u00e9es.\u00a0 Cette croyance n\u2019est pas de l\u2019humilit\u00e9, mais une forme raffin\u00e9e d\u2019\u00e9gocentrisme.\u00a0 C\u2019est un autre visage de l\u2019ego: non plus celui qui s\u2019affirme avec exc\u00e8s, mais celui qui se nourrit d\u2019une n\u00e9gation assidue de lui-m\u00eame.\u00a0 Ainsi, elles cr\u00e9ent une distance volontaire, \u00e9rigeant une s\u00e9paration entre leur \u00e2me et Dieu.\u00a0 Elles se privent elles-m\u00eames de l\u2019essence profonde de leur conscience.\u00a0 De cette mani\u00e8re, le Soi se d\u00e9finit par un manque et demeure fix\u00e9 sur celui-ci. Cette attitude engendre \u00e9galement une s\u00e9paration.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, d\u2019autres ne ressentent aucune rupture int\u00e9rieure.\u00a0 Il y a de la force, de la clart\u00e9, de la capacit\u00e9 de g\u00e9rer leur existence, de construire, de d\u00e9cider. Ils n\u2019\u00e9prouvent nul besoin de Dieu, car ils ne ressentent pas leur propre insuffisance.\u00a0 Ce sont des \u00eatres toujours victorieux, efficaces, autonomes.\u00a0 Pourtant, cette suffisance \u00e0 soi n\u2019est pas la libert\u00e9, mais une fermeture au sein d\u2019une autonomie qui ne s\u2019ouvre plus \u00e0 ce qui la transcende. Ici encore appara\u00eet une forme de distance, non par chute, mais par saturation.<\/p>\n<p>Il existe aussi une forme plus silencieuse de cette distance, plus difficile \u00e0 reconna\u00eetre, car elle ne se manifeste pas comme une angoisse, mais comme une rigueur.\u00a0 C\u2019est la posture de ceux pour qui la v\u00e9rit\u00e9 doit \u00eatre d\u00e9montrable, v\u00e9rifiable, formulable en termes clairs.\u00a0 Non par superficialit\u00e9, mais par une authentique discipline de la pens\u00e9e.\u00a0 Ce qui ne peut \u00eatre \u00e9tabli avec pr\u00e9cision ne peut \u00eatre affirm\u00e9, et ce qui ne peut \u00eatre affirm\u00e9 demeure hors du domaine du r\u00e9el.<\/p>\n<p>Dans cette rigueur, il n\u2019y a aucune hostilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard de Dieu.\u00a0 Il y a seulement l\u2019incapacit\u00e9 de L\u2019inclure.\u00a0 Mais cette limite dissimule parfois une forme tr\u00e8s subtile d\u2019\u00e9vitement: non parce que Dieu contredirait la pens\u00e9e, mais parce qu\u2019Il ne peut \u00eatre contenu par elle.<\/p>\n<p>Il ne saurait \u00eatre mesur\u00e9, localis\u00e9 ni inscrit dans une relation causale.\u00a0 Il ne peut davantage devenir un objet de connaissance sans \u00eatre d\u00e9j\u00e0 r\u00e9duit.\u00a0 Ainsi, afin de pr\u00e9server la coh\u00e9rence m\u00e9thodologique, Il est exclu.<\/p>\n<p>Cette exclusion n\u2019est pas neutre et engendre un monde referm\u00e9 sur ses propres conditions d\u2019intelligibilit\u00e9; un monde achev\u00e9 mais sans ouverture.\u00a0 Un monde o\u00f9 tout peut \u00eatre expliqu\u00e9, mais rien ne transcende.\u00a0 Ici, ce n\u2019est pas la peur de perdre Dieu qui \u00e9merge, mais l\u2019impossibilit\u00e9 de Le rencontrer.<\/p>\n<p>Toutefois, cette impossibilit\u00e9 m\u00eame r\u00e9v\u00e8le une limite dans la mani\u00e8re de penser Dieu. Car ce qui ne peut \u00eatre objet de connaissance n\u2019est pas pour autant inexistant, mais simplement inaccessible \u00e0 une certaine mani\u00e8re d\u2019y acc\u00e9der.\u00a0 Confondre cette limite avec l\u2019inexistence est peut-\u00eatre la forme la plus raffin\u00e9e de distance: non pas un rejet, mais une fermeture; non pas une n\u00e9gation, mais une impossibilit\u00e9 tenue pour acquise.\u00a0 Dans cette perspective, Dieu n\u2019est pas perdu.\u00a0 Il est tout simplement exclu du domaine o\u00f9 Il pourrait \u00eatre cherch\u00e9.<\/p>\n<p>Ainsi, la peur de perdre Dieu n\u2019est pas une r\u00e9alit\u00e9 unique, elle appara\u00eet sous diff\u00e9rentes formes comme rupture, comme culpabilit\u00e9, comme autosuffisance ou comme exclusion.\u00a0 Cependant, ce qu\u2019elles ont en commun est qu\u2019une distance r\u00e9elle est suppos\u00e9e entre l\u2019homme et le divin. Cette supposition n\u2019est jamais radicalement remise en question.<\/p>\n<p>Toutes ces peurs distantes, y compris celle de l\u2019exclusion, disent davantage sur la mani\u00e8re dont Dieu est con\u00e7u que sur Dieu Lui-m\u00eame.\u00a0 Pour \u00eatre perdu, Il doit \u00eatre parfois un \u2018autre\u2019, un \u2018quelqu\u2019un d\u2019autre\u2019.\u00a0 Pour \u00eatre perdu, Il doit \u00eatre parfois pr\u00e9sent, parfois absent.\u00a0 Pour \u00eatre perdu, il doit exister une distance r\u00e9elle entre l\u2019humain et le divin<\/p>\n<p>Dans cet espace de s\u00e9paration na\u00eet la peur.\u00a0 Les mystiques de toutes traditions ont connu cette exp\u00e9rience.\u00a0 Non comme une th\u00e9orie, mais comme une br\u00fblure. Non comme une id\u00e9e, mais comme une nuit. C\u2019est le moment o\u00f9 la pr\u00e9sence devient opaque, et o\u00f9 ce qui \u00e9tait vivant se retire dans le silence.\u00a0 Ce n\u2019est pas Dieu qui dispara\u00eet, mais la transparence \u00e0 travers laquelle Il \u00e9tait reconnu.\u00a0 Dans cette tension, la peur n\u2019est pas une faiblesse, mais une forme d\u2019amour purifi\u00e9.\u00a0 C\u2019est un amour qui n\u2019est plus soutenu par la lumi\u00e8re, mais qui refuse de s\u2019estomper dans l\u2019obscurit\u00e9.\u00a0 C\u2019est une fid\u00e9lit\u00e9 sans confirmation.<\/p>\n<p>Lorsque cette distance est pouss\u00e9e dans ses limites, ce qui se dissout n\u2019est pas seulement la peur, mais la structure m\u00eame qui la rend possible.\u00a0 Alors, m\u00eame au milieu des contradictions, des \u00e9checs ou de la violence, ce qui est essentiel ne peut plus \u00eatre perdu.<\/p>\n<p>La question se pose naturellement: Est-Il parti, ou le sens de Sa pr\u00e9sence s\u2019est-il perdu?\u00a0 Dans la tradition Cathare et dans les mouvements Gnostiques vivants, le probl\u00e8me n\u2019est pas celui d\u2019une perte accidentelle, mais d\u2019un \u00e9tat originel.\u00a0 L\u2019homme ne perd pas Dieu dans le temps: il na\u00eet dans une condition de s\u00e9paration.\u00a0 Le monde lui-m\u00eame est con\u00e7u comme un champ d\u2019oubli, une structure o\u00f9 ce qui est essentiel est obscurci, fragment\u00e9 et dispers\u00e9.<\/p>\n<p>Dans cette perspective, la peur n\u2019est pas que Dieu puisse \u00eatre perdu, mais que l\u2019homme demeure enferm\u00e9 dans ce qui n\u2019est pas Lui.\u00a0 Ce n\u2019est pas une peur \u00e9motionnelle, mais existentielle.\u00a0 Nous ne craignons pas l\u2019absence, mais celle de demeurer dans une existence inauthentique.<\/p>\n<p>La Rose-Croix d\u2019Or articule cette tension de mani\u00e8re tr\u00e8s pr\u00e9cise.\u00a0 Il est question de deux natures: celle de la naissance et l\u2019autre r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par l\u2019appel.\u00a0 L\u2019homme naturel n\u2019est pas capable, par lui-m\u00eame, du retour.\u00a0 Pourtant, en lui demeure une \u00e9tincelle, non comme possession, mais comme possibilit\u00e9.\u00a0 Cette \u00e9tincelle n\u2019appartient pas au monde auquel l\u2019homme se pense rattach\u00e9. Elle ne peut \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9e par accumulation ni par perfection.\u00a0 Elle ne peut \u00eatre qu\u2019\u00e9veill\u00e9e, et cet \u00e9veil s\u2019accomplit par la rupture, par la mort et une renaissance int\u00e9rieure.\u00a0 Dans ce contexte, \u2018perdre Dieu\u2019 prend un autre sens: non pas la perte d\u2019une pr\u00e9sence, mais l\u2019\u00e9chec d\u2019une nouvelle naissance.\u00a0 Non pas Son absence, mais l\u2019impossibilit\u00e9 de participation.<\/p>\n<p>Et pourtant, m\u00eame ici, quelque chose demeure obscur.\u00a0 Qui donc perdrait quoi?\u00a0 Et que pourrait-on perdre, au juste, si le divin n\u2019est soumis ni au temps, ni \u00e0 l\u2019espace, ni aux conditions changeantes ?<\/p>\n<p>Il existe une perspective dans laquelle tout le drame de la perte se dissout sans \u00eatre ni\u00e9.\u00a0 Si Dieu est con\u00e7u comme un objet d\u2019exp\u00e9rience, alors Il peut \u00eatre perdu.\u00a0 S\u2019Il est compris comme une pr\u00e9sence vivante, alors Il peut \u00eatre ressenti ou non.\u00a0 S\u2019Il est pens\u00e9 comme une relation, alors celle-ci peut \u00eatre rompue.<\/p>\n<p>Mais si ce que nous appelons Dieu n\u2019\u00e9tait rien de tout cela?\u00a0 S\u2019Il n\u2019\u00e9tait ni un objet, ni un \u00e9tat, ni une relation, mais la condition m\u00eame dans laquelle apparaissent tout objet, tout \u00e9tat et toute relation?\u00a0 Alors la perte devient impossible.\u00a0 Non parce qu\u2019elle est emp\u00each\u00e9e, mais parce qu\u2019elle ne peut advenir. On ne peut perdre ce qui n\u2019est pas devant soi.\u00a0 On ne peut perdre ce qui ne vient pas \u00e0 soi.\u00a0 On ne peut perdre ce qui n\u2019est rien d\u2019autre que l\u2019\u00e9vidence m\u00eame par laquelle nous savons que nous existons.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre n\u2019avons-nous pas besoin de conserver Dieu, mais de cesser de Le traiter comme quelque chose que l\u2019on peut perdre.\u00a0 Dieu ne peut \u00eatre perdu que si l\u2019on croit Le poss\u00e9der \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un objet.\u00a0 \u2018Il faut que l\u2019homme se lib\u00e8re de Dieu pour trouver Dieu\u2019, dit Eckhart, non comme n\u00e9gation, mais comme lib\u00e9ration de toute relation construite.<\/p>\n<p>Ce qui peut \u00eatre perdu n\u2019est que la mani\u00e8re dont on a appris \u00e0 reconna\u00eetre le divin.\u00a0 Une forme, une \u00e9motion, une proximit\u00e9 imagin\u00e9e. Un langage int\u00e9rieur, et non ce qui rend possible le langage.<\/p>\n<p>Dans son essence, la peur de perdre Dieu est la peur de perdre une certaine forme de conscience, une configuration, une mani\u00e8re de s\u2019orienter.\u00a0 Lorsque cette forme commence \u00e0 se d\u00e9faire, le vertige appara\u00eet.\u00a0 Non parce que quelque chose de r\u00e9el dispara\u00eet, mais parce que ce qui \u00e9tait tenu pour r\u00e9el perd sa consistance.<\/p>\n<p>Eckhart dit quelque chose d\u2019extraordinaire: au plus profond de l\u2019\u00e2me, se trouve une \u2018\u00e9tincelle\u2019 o\u00f9 Dieu na\u00eet en l\u2019homme.\u00a0 Il nomme ce lieu le \u2018<em>grunt\u2019<\/em>, le fondement de l\u2019\u00e2me. Ici, l\u2019\u00e2me et Dieu ne sont pas deux r\u00e9alit\u00e9s s\u00e9par\u00e9es.<\/p>\n<p>\u2018L\u2019\u0153il avec lequel je vois Dieu est le m\u00eame \u0153il avec lequel Dieu me voit\u2019, dit-il.\u00a0 Dans cette identit\u00e9, l\u2019id\u00e9e de perte perd son assise.\u00a0 Si l\u2019\u0153il qui cherche et ce qui est cherch\u00e9 ne font qu\u2019un, aucune distance ne peut exister.<\/p>\n<p>La v\u00e9ritable \u2018nuit\u2019 n\u2019est pas l\u2019absence de Dieu, mais celle des formes par lesquelles Il \u00e9tait reconnu.\u00a0 Par-del\u00e0 cette nuit, il n\u2019y a pas de lumi\u00e8re nouvelle, ni de pr\u00e9sence plus intense, ni de confirmation.\u00a0 L\u2019impossibilit\u00e9 de la perte est \u00e0 la fois plus simple et plus difficile \u00e0 accepter: non comme une id\u00e9e, mais comme un fait.\u00a0 Ce fait ne produit ni exaltation ni s\u00e9curit\u00e9.\u00a0 Il ne produit m\u00eame pas la paix au sens habituel.\u00a0 Il produit seulement un glissement subtil: de la relation vers l\u2019\u00e9vidence, de la qu\u00eate vers la reconnaissance, de la peur vers l\u2019impossibilit\u00e9 m\u00eame de la peur.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre n\u2019avons-nous finalement pas peur de perdre Dieu.\u00a0 Peut-\u00eatre avons-nous peur de perdre tout ce qui nous faisait croire que nous Le poss\u00e9dions.\u00a0 Lorsque cette perte est totale, il ne reste aucun vide.<\/p>\n<p>Ce qui demeure est ce qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 acquis et ne peut \u00eatre perdu. Ce qui demeure est ce qui a toujours \u00e9t\u00e9.<br \/>\n\u2018Sois silencieux et sache que Je suis\u2019.<\/p>\n","protected":false},"author":923,"featured_media":126955,"template":"","meta":{"_acf_changed":false},"tags":[],"category_":[110103],"tags_english_":[],"class_list":["post-127840","logon_article","type-logon_article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category_-spiritsoul-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/logon_article\/127840","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/logon_article"}],"about":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/logon_article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/923"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/126955"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=127840"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=127840"},{"taxonomy":"category_","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category_?post=127840"},{"taxonomy":"tags_english_","embeddable":true,"href":"https:\/\/logon.media\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags_english_?post=127840"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}