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	<title>Âme et Esprit &#8211; LOGON</title>
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	<description>An online magazine with articles about spiritual development</description>
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	<title>Âme et Esprit &#8211; LOGON</title>
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	<item>
		<title>Nationalité – Identité – Unité</title>
		<link>https://logon.media/fr/logon_article/nationalite-identite-unite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 13:36:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Cheminement de la Division vers l’Unité Divine Tous les bébés naissent égaux Aucun d’entre eux n’a conscience de sa nationalité ou de son origine ethnique. Aucune division n’est perceptible. Ils sont égaux. Nationalité et identité terrestre En grandissant, ils apprennent leur langue maternelle ainsi que les coutumes du pays et/ou de la nation dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><i>Le Cheminement de la Division vers l</i></em><em><i>’</i></em><em><i>Unit</i></em><em><i>é </i></em><em><i>Divine</i></em></p>
<p><span id="more-129594"></span></p>
<p>Tous les bébés naissent égaux</p>
<p>Aucun d’entre eux n’a conscience de sa nationalité ou de son origine ethnique.<br />
Aucune division n’est perceptible.<br />
Ils sont égaux.</p>
<h3><strong><b>Nationalit</b></strong><strong><b>é </b></strong><strong><b>et identit</b></strong><strong><b>é </b></strong><strong><b>terrestre</b></strong></h3>
<p>En grandissant, ils apprennent leur langue maternelle ainsi que les coutumes du pays et/ou de la nation dans lesquels ils sont nés. Ils découvrent la nature et les personnes qui les entourent. Ils ont des amis et des connaissances qui leur ressemblent; ils apprennent à observer les usages et les traditions… Ils grandissent au sein de leur nation. Ils acquièrent la conscience de leur appartenance nationale. Une division s’instaure.</p>
<p>À l’école, ils peuvent également apprendre une langue étrangère. Peut-être ne l’aiment-ils pas, mais ils y sont obligés. Et s’il leur arrive de rencontrer un camarade d’une autre nationalité, ils peuvent se demander : « Après tout, il est en réalité comme moi. Nous jouons aux mêmes jeux, allons à l’école de la même manière, apprenons à jouer d’un instrument de musique, faisons du sport… Alors, quel est le sens de cette division ? ».</p>
<p>Et avant même d’en prendre conscience, leur nationalité et leur identité terrestre se trouvent soudainement inscrites et scellées sur leur carte d’identité. Qu’ils le veuillent ou non.</p>
<h3><strong><b>Identit</b></strong><strong><b>é </b></strong><strong><b>: l</b></strong><strong><b>’ê</b></strong><strong><b>tre humain universel</b></strong></h3>
<p>Ainsi, ils commencent peu à peu à prendre conscience des divisions qui existent dans la société entre les personnes de différents pays, nations, religions… Des divisions qui traversent le monde entier. Et plus tard, peut-être prennent-ils également conscience des conflits, des souffrances, des rivalités, voire des guerres qu’engendrent ces divisions. Et  dans des moments de lumière, peut-être ressentent-ils un sentiment d’appartenance profonde avec quelqu’un d’un autre pays, d’une autre nationalité, d’une religion différente…ou encore  à travers la musique, le sport ou une rencontre fortuite.</p>
<p>Alors la question se pose à nouveau : « Pourquoi cette division existe-t-elle ? Après tout, chaque être humain possède la même essence spirituelle, cachée au plus profond du cœur, la même Rose intérieure du Cœur. »</p>
<p>C’est probablement vrai. Mais pour la plupart des êtres humains, cette Rose est comme figée, recouverte par la neige froide de la vie terrestre; elle est telle une Belle au bois dormant. Mais heureux ceux qui pensent ainsi, ceux qui recherchent la communion plutôt que la division. Car, selon l’état de leur conscience, ils rencontreront tôt ou tard le véritable chemin de la vie. Celui-ci les conduira, au sein d’une communauté de personnes partageant la même aspiration, vers l’unique but de la vie: devenir un véritable être humain, tel qu’il était originellement destiné à être, bien avant que Babylone ne soit édifiée par l’orgueil humain.</p>
<p>Dans une telle communauté, qu’il s’agisse de jeunes, de personnes d’âge mûr ou de seniors, l’identité de l’être humain se transforme progressivement, à condition qu’il ou elle s’engage véritablement sur le chemin de la transformation. Bien que l’identité terrestre demeure, et puisse toujours être inscrite extérieurement sur une carte d’identité, la conscience de la nationalité perd progressivement son importance centrale. Elle ne subsiste plus que dans la mesure nécessaire à la vie pratique. Dans la conscience de l’être humain nouveau qui vient, une autre identité naît et commence à croître : l’identité du Fils de Dieu, de la Fille de Dieu. Alors, peu à peu, la nationalité se vide de son ancien pouvoir et se trouve recouverte par l’identité plus profonde de l’être humain universel. Cet être humain universel est en chemin, de retour vers sa véritable origine, vers la Patrie où aucune division n’existe, et où chaque Fils et chaque Fille de Dieu vivent dans la liberté, l’unité et un développement éternel.</p>
<h3><strong><b>Unit</b></strong><strong><b>é</b></strong><strong><b> </b></strong></h3>
<p>À mesure que ce processus de transformation se poursuit, la Rose du Cœur se libère de la glace. Elle s’ouvre. Et, avec elle, grandit la conscience de l’unité. L’unité des êtres humains qui portent en eux la même Rose vivante, lumineuse et chaleureuse, une Rose ouverte qui communique et rayonne l’Amour universel comme une force qui relie, non seulement au sein du groupe, mais également vers l’extérieur, vers tous ceux qui sont ouverts à son message, et même vers tous les êtres vivants.</p>
<p>De plus, grandira l’empathie pour tous les êtres humains qui souffrent encore dans la vie quotidienne, accompagnée du vœu sincère qu’ils reconnaissent au plus tôt leur misérable état d’être. Alors, ils trouveront dans leur vie le chemin qui les conduira vers la possibilité d’ouvrir la Rose de leur Cœur au toucher de Dieu, qui transforme et guérit.</p>
<p>Mais, en définitive… après tout, chaque créature ici-bas appartient à Dieu.</p>
<p>Et la conscience de l’unité peut alors s’étendre à toutes les créatures de la Terre.</p>
<p>Aucune division – aucun conflit.</p>
<p>Seulement la véritable identité divine.</p>
<p>Seulement l’Unité.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La beauté du laid</title>
		<link>https://logon.media/fr/logon_article/la-beaute-du-laid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 13:48:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« La beauté est un sentiment, peut-être une sensation, à laquelle nous prêtons spontanément attention. En saisir l&#8217;essence nous plonge dans les profondeurs de l&#8217;expérience spirituelle. La beauté du laid » Ce sont des profondeurs où se mêlent lumière et ténèbres. « Sans terre noire, aucune belle fleur parfumée ne se révèle / Pas d’or [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« La beauté est un sentiment, peut-être une sensation, à laquelle nous prêtons spontanément attention. En saisir l&rsquo;essence nous plonge dans les profondeurs de l&rsquo;expérience spirituelle. La beauté du laid »</em></p>
<p><span id="more-128567"></span></p>
<p><em>Ce sont des profondeurs où se mêlent lumière et ténèbres.</em></p>
<blockquote><p><em>« Sans terre noire, aucune belle fleur parfumée ne se révèle / Pas d’or sans pierre sombre et dure ni vapeur toxique /  pas plus donc de lumière sans ténèbres. Car c’est là la seule voie et la seule manière dont se révèlent tous les mystères de Dieu.</em></p>
<p><em>Ainsi, ô âme bien-aimée, Dieu t’a façonnée pour que tu sois un dieu / afin que tu sois à son image /  à sa ressemblance et son héritière / et que tu dévoiles les merveilles de son royaume. »</em><br />
(Extrait de l’introduction aux Quarante questions sur l’âme  de Jacob Böhme)</p></blockquote>
<p>Nous percevons les fleurs, l’or ou la lumière comme beaux ou attrayants, ou nous les utilisons comme matière première pour créer de belles choses. Dans la culture, la beauté revêt de multiples facettes, elle est peu tangible et souvent liée à des perceptions individuelles. Lors d’une conversation avec un illustrateur travaillant dans le secteur de la publicité, nous avons abordé le thème des idéaux de beauté et des valeurs qui se développent autour de ce sujet. Selon lui, dans les cultures antiques, la beauté était façonnée par les religions. Ce rôle est aujourd’hui repris par la publicité.</p>
<p>Dans un contexte religieux, la beauté est liée à une croissance harmonieuse de l’âme ou au rayonnement du divin à travers un être humain beau, un être vivant, un phénomène naturel, une œuvre d’art ou un édifice. À ce stade, la mesure dans laquelle l’artiste a su respecter les proportions du nombre d’or, omniprésent dans la nature, joue peut-être un rôle, entre autres. Les idéaux de beauté dans la publicité se développent selon les mêmes lois, afin d’inciter les gens à adopter un certain comportement à caractère matériel.</p>
<p>Dans la tradition philosophique, de nombreux penseurs se sont penchés sur la beauté. Dans le Phédon et dans Le Banquet, Platon fait débattre le thème de la beauté entre les convives. Si l’on voulait discerner un fil conducteur dans ces dialogues, celui-ci mènerait de la beauté extérieure à une beauté « en soi » en tant que caractéristique supra-individuelle, puis à l’idée de la beauté comme une force ou une fascination qui rayonne depuis « l’Un » du monde des Idées vers ce monde-ci. Selon Platon, cette beauté ne peut être appréhendée que par la pensée et la raison.</p>
<p>On trouve une image intéressante de la beauté chez Jacob Böhme.<br />
Il dit dans l’introduction à l’ouvrage Quarante questions sur l’âme :</p>
<blockquote><p><em>« Sans terre noire, aucune fleur belle et parfumée ne peut s’épanouir, […] de même qu’il n’y a pas de lumière sans ténèbres. Dans la tradition bouddhiste, il existe un dicton : « Sans marécage, pas de lotus. »</em></p></blockquote>
<p>Selon Böhme, la beauté est le produit d’un monde dual, le monde de la lumière et le monde des ténèbres. La beauté s’y manifeste de différentes manières. Le monde des ténèbres s’est formé lorsque l’ange Lucifer, que Jacob Böhme décrit comme la plus belle image de Dieu, a commencé à se détacher du monde divin des idées. Il est tombé hors de l’unité en refusant de servir la révélation divine. Il s’ensuivit alors un assombrissement de son être. Après la perte de son centre divin, une partie du monde divin se sépara, comme sous l’effet d’un éclair, d’un « Big Bang », et devint un monde des ténèbres, dans lequel la lumière et les ténèbres, la beauté et la laideur se confondent. Lucifer tomba du ciel comme une étoile enflammée. Avec ses fidèles, il devint le noyau, voire le cœur, de ce monde des ténèbres. La beauté divine originelle n’est pas une qualité, mais l’essence même de la création. La beauté du monde humain qui se formait alors devint le pôle opposé à la laideur ; l’archétype de cette polarité est Lucifer.</p>
<p>C’est dans le champ de tension entre le monde des ténèbres et le monde de la lumière qu’est finalement né le monde humain, dont le cheminement vise à réunir ce qui avait été séparé au commencement par l’éclair. La fleur dans la terre noire symbolise l’âme qui, dans son monde de pensées éloigné de Dieu, porte en elle les ténèbres. Ce n’est qu’en s’unissant à la lumière divine du cœur qu’elle peut à nouveau déployer sa beauté originelle. De cette tension naît, par l’expérience et l’abandon, un nouvel être qui, à l’instar de la fleur, tend vers la lumière et s’épanouit en temps voulu dans la lumière du soleil du monde divin. Le monde des ténèbres sert ici de matrice qui fait ressortir la beauté de l’âme.</p>
<p>Jacob Böhme écrit à ce sujet :</p>
<blockquote><p><em>« Pour l’homme, dans cette vallée de larmes qu’est la Terre, rien n’est plus nécessaire ni plus utile que d’apprendre à se connaître lui-même : ce qu’il est, d’où il vient, ou où il veut aller ; ce qu’il deviendra, et où il se rendra lorsqu’il mourra. C’est ce qu’il est le plus utile à chacun de savoir. Car les changements extérieurs demeurent dans ce monde ; mais ce que le cœur retient, l’homme l’emporte avec lui. »</em></p>
<p>(Jacob Böhme, De la triple vie de l’homme, 12 ; 1)</p></blockquote>
<p>Par la chute de Lucifer, sa beauté, qui s’est transformée en laideur, est devenue le cœur du monde des ténèbres et, à travers le désir de beauté de tout ce qui vit, elle repousse sa beauté invisible vers la lumière. C’est ainsi que se développe une nouvelle beauté du Christ, qui, au fil de son parcours d’expérience, s’élève vers son origine grâce à une union toujours plus profonde.<br />
L’essence de cette beauté est :</p>
<blockquote><p> <em>« Moi et le Père, nous sommes un »</em></p></blockquote>
<p>Simone Weil dit à ce sujet :</p>
<blockquote><p><em>« La beauté, en tant que voile de l’horreur, contribue à ouvrir la porte. La beauté envoûte la chair afin d’obtenir la permission de pénétrer directement jusqu’à l’âme. » </em></p></blockquote>
<p>La beauté se révèle de multiples façons dans notre monde. Nous connaissons tous son pouvoir d’attraction et les moments de recueillement qu’elle peut susciter. Nous la vivons dans le champ de tension entre la beauté et la laideur, la laideur représentant un aspect du beau et de l’attrayant dans le monde des ténèbres de Böhme, auquel l’âme succombe sans cesse en raison de son manque de pureté. Au fond, le monde des ténèbres est divin. L’essence même du beau et du laid qui s’y trouve est également de nature divine, mais la différence par rapport à l’origine devient évidente lorsque l’âme ne fait plus qu’un avec son origine. L’« océan de verre » (Ap 15, 2) est un symbole de la beauté originelle. C’est la matrice d’où naît, en union avec l’Esprit, le miracle de la beauté absolue. Le symbole de cet océan de verre est l’eau, qui confère à notre planète sa beauté si particulière lorsqu’on la contemple depuis l’espace. L’eau est un symbole du pouvoir purificateur que la Mer de Verre exerce sur l’âme. Au cours de ce processus de purification, l’âme elle-même devient, par sa nature même, une Mer de Verre et, par sa renaissance de l’eau et de l’Esprit, la beauté du laid se dissout, tandis que le beau perdure dans le Beau seul.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La peur de perdre Dieu en nous</title>
		<link>https://logon.media/fr/logon_article/la-peur-de-perdre-dieu-en-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 06:00:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&#8216;Nous ne perdons pas Dieu. Nous perdons seulement notre disposition intérieure avec le sacré.&#8217; Je n’ai jamais eu peur de perdre Dieu. Je suis intimement convaincu de Son existence, mais je ne L’ai jamais compris comme une ‘chose’ susceptible d’être possédée ou à l’inverse, de disparaître.  Cette perte n’a jamais eu de véritable signification pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>&lsquo;Nous ne perdons pas Dieu. Nous perdons seulement notre disposition intérieure avec le sacré.&rsquo;</em><span id="more-127840"></span></p>
<p>Je n’ai jamais eu peur de perdre Dieu. Je suis intimement convaincu de Son existence, mais je ne L’ai jamais compris comme une ‘chose’ susceptible d’être possédée ou à l’inverse, de disparaître.  Cette perte n’a jamais eu de véritable signification pour moi.  Je pourrais plus aisément concevoir de m’égarer moi-même plutôt que de Le perdre Lui. Et pourtant, il existe une peur silencieuse de Son absence qui traverse bien des consciences: non pas la peur du monde ni celle de soi-même.  C’est une crainte sans objet clairement défini mais dont la résonance demeure profonde, comme si quelque chose d’essentiel pouvait être retiré de la trame même de la réalité.</p>
<p>Cette peur se manifeste sous diverses expressions.  Certaines demeurent silencieuses et subtiles, tandis que d’autres prennent une forme plus concrète.  Certaines relèvent de l’angoisse métaphysique, tandis que d’autres sont plus proches de l’expérience vécue.  Elle envahit aussi bien les agnostiques que ceux qui font l’expérience du divin.</p>
<p>Chez l’homme ordinaire, ou chez celui qui n’a fait que quelques pas sur le sentier de la Lumière, la peur ne naît pas de concepts, mais de fractures intérieures.  Le désir et l’aspiration ne s’accordent pas; ils se déchirent.  Le mouvement vers l’intensité de l’expérience terrestre et celui qui s’oriente vers Dieu ne suivent pas la même direction.</p>
<p>Il existe parfois un désir viscéral ou tumultueux qui pousse vers l’expérience, la consommation, ou vers une intensité qui n’est plus seulement vitale, mais devient dense, lourde et presque opaque.  Et, simultanément, il existe une ouverture authentique, une subtile justesse, ainsi qu’un amour de ce qui est élevé, qui ne peut être réduit à la seule expérience.</p>
<p>Ces personnes ne sont ni confuses, ni superficielles, ni dépourvues de discernement.  Au contraire, c’est précisément leur lucidité qui rend la rupture plus douloureuse.</p>
<p>Après chaque descente, la remontée ne se présente pas comme une obligation morale, mais comme une intime reconnaissance : ‘Ce n’est pas le cas ici’.</p>
<p>Et pourtant, le mouvement se répète.  Ici, la peur de perdre Dieu prend une forme très concrète, non pas comme une idée mais comme une sensation de distance, de chute, d’impossibilité de demeurer dans ce qui est reconnu comme vrai.  Même cette peur est, en son essence, une interprétation.  Ce n’est pas Dieu qui s’éloigne, mais la conscience qui s’identifie temporairement à une forme incapable de Le refléter.</p>
<p>Il existe d’autres expressions, plus subtiles encore.  Certaines personnes vivent avec la conviction d’être fondamentalement indignes, ‘inférieures’, ‘imparfaites’ ou encore trop éloignées.  Cette croyance n’est pas de l’humilité, mais une forme raffinée d’égocentrisme.  C’est un autre visage de l’ego: non plus celui qui s’affirme avec excès, mais celui qui se nourrit d’une négation assidue de lui-même.  Ainsi, elles créent une distance volontaire, érigeant une séparation entre leur âme et Dieu.  Elles se privent elles-mêmes de l’essence profonde de leur conscience.  De cette manière, le Soi se définit par un manque et demeure fixé sur celui-ci. Cette attitude engendre également une séparation.</p>
<p>À l’inverse, d’autres ne ressentent aucune rupture intérieure.  Il y a de la force, de la clarté, de la capacité de gérer leur existence, de construire, de décider. Ils n’éprouvent nul besoin de Dieu, car ils ne ressentent pas leur propre insuffisance.  Ce sont des êtres toujours victorieux, efficaces, autonomes.  Pourtant, cette suffisance à soi n’est pas la liberté, mais une fermeture au sein d’une autonomie qui ne s’ouvre plus à ce qui la transcende. Ici encore apparaît une forme de distance, non par chute, mais par saturation.</p>
<p>Il existe aussi une forme plus silencieuse de cette distance, plus difficile à reconnaître, car elle ne se manifeste pas comme une angoisse, mais comme une rigueur.  C’est la posture de ceux pour qui la vérité doit être démontrable, vérifiable, formulable en termes clairs.  Non par superficialité, mais par une authentique discipline de la pensée.  Ce qui ne peut être établi avec précision ne peut être affirmé, et ce qui ne peut être affirmé demeure hors du domaine du réel.</p>
<p>Dans cette rigueur, il n’y a aucune hostilité à l’égard de Dieu.  Il y a seulement l’incapacité de L’inclure.  Mais cette limite dissimule parfois une forme très subtile d’évitement: non parce que Dieu contredirait la pensée, mais parce qu’Il ne peut être contenu par elle.</p>
<p>Il ne saurait être mesuré, localisé ni inscrit dans une relation causale.  Il ne peut davantage devenir un objet de connaissance sans être déjà réduit.  Ainsi, afin de préserver la cohérence méthodologique, Il est exclu.</p>
<p>Cette exclusion n’est pas neutre et engendre un monde refermé sur ses propres conditions d’intelligibilité; un monde achevé mais sans ouverture.  Un monde où tout peut être expliqué, mais rien ne transcende.  Ici, ce n’est pas la peur de perdre Dieu qui émerge, mais l’impossibilité de Le rencontrer.</p>
<p>Toutefois, cette impossibilité même révèle une limite dans la manière de penser Dieu. Car ce qui ne peut être objet de connaissance n’est pas pour autant inexistant, mais simplement inaccessible à une certaine manière d’y accéder.  Confondre cette limite avec l’inexistence est peut-être la forme la plus raffinée de distance: non pas un rejet, mais une fermeture; non pas une négation, mais une impossibilité tenue pour acquise.  Dans cette perspective, Dieu n’est pas perdu.  Il est tout simplement exclu du domaine où Il pourrait être cherché.</p>
<p>Ainsi, la peur de perdre Dieu n’est pas une réalité unique, elle apparaît sous différentes formes comme rupture, comme culpabilité, comme autosuffisance ou comme exclusion.  Cependant, ce qu’elles ont en commun est qu’une distance réelle est supposée entre l’homme et le divin. Cette supposition n’est jamais radicalement remise en question.</p>
<p>Toutes ces peurs distantes, y compris celle de l’exclusion, disent davantage sur la manière dont Dieu est conçu que sur Dieu Lui-même.  Pour être perdu, Il doit être parfois un ‘autre’, un ‘quelqu’un d’autre’.  Pour être perdu, Il doit être parfois présent, parfois absent.  Pour être perdu, il doit exister une distance réelle entre l’humain et le divin</p>
<p>Dans cet espace de séparation naît la peur.  Les mystiques de toutes traditions ont connu cette expérience.  Non comme une théorie, mais comme une brûlure. Non comme une idée, mais comme une nuit. C’est le moment où la présence devient opaque, et où ce qui était vivant se retire dans le silence.  Ce n’est pas Dieu qui disparaît, mais la transparence à travers laquelle Il était reconnu.  Dans cette tension, la peur n’est pas une faiblesse, mais une forme d’amour purifié.  C’est un amour qui n’est plus soutenu par la lumière, mais qui refuse de s’estomper dans l’obscurité.  C’est une fidélité sans confirmation.</p>
<p>Lorsque cette distance est poussée dans ses limites, ce qui se dissout n’est pas seulement la peur, mais la structure même qui la rend possible.  Alors, même au milieu des contradictions, des échecs ou de la violence, ce qui est essentiel ne peut plus être perdu.</p>
<p>La question se pose naturellement: Est-Il parti, ou le sens de Sa présence s’est-il perdu?  Dans la tradition Cathare et dans les mouvements Gnostiques vivants, le problème n’est pas celui d’une perte accidentelle, mais d’un état originel.  L’homme ne perd pas Dieu dans le temps: il naît dans une condition de séparation.  Le monde lui-même est conçu comme un champ d’oubli, une structure où ce qui est essentiel est obscurci, fragmenté et dispersé.</p>
<p>Dans cette perspective, la peur n’est pas que Dieu puisse être perdu, mais que l’homme demeure enfermé dans ce qui n’est pas Lui.  Ce n’est pas une peur émotionnelle, mais existentielle.  Nous ne craignons pas l’absence, mais celle de demeurer dans une existence inauthentique.</p>
<p>La Rose-Croix d’Or articule cette tension de manière très précise.  Il est question de deux natures: celle de la naissance et l’autre révélée par l’appel.  L’homme naturel n’est pas capable, par lui-même, du retour.  Pourtant, en lui demeure une étincelle, non comme possession, mais comme possibilité.  Cette étincelle n’appartient pas au monde auquel l’homme se pense rattaché. Elle ne peut être développée par accumulation ni par perfection.  Elle ne peut être qu’éveillée, et cet éveil s’accomplit par la rupture, par la mort et une renaissance intérieure.  Dans ce contexte, ‘perdre Dieu’ prend un autre sens: non pas la perte d’une présence, mais l’échec d’une nouvelle naissance.  Non pas Son absence, mais l’impossibilité de participation.</p>
<p>Et pourtant, même ici, quelque chose demeure obscur.  Qui donc perdrait quoi?  Et que pourrait-on perdre, au juste, si le divin n’est soumis ni au temps, ni à l’espace, ni aux conditions changeantes ?</p>
<p>Il existe une perspective dans laquelle tout le drame de la perte se dissout sans être nié.  Si Dieu est conçu comme un objet d’expérience, alors Il peut être perdu.  S’Il est compris comme une présence vivante, alors Il peut être ressenti ou non.  S’Il est pensé comme une relation, alors celle-ci peut être rompue.</p>
<p>Mais si ce que nous appelons Dieu n’était rien de tout cela?  S’Il n’était ni un objet, ni un état, ni une relation, mais la condition même dans laquelle apparaissent tout objet, tout état et toute relation?  Alors la perte devient impossible.  Non parce qu’elle est empêchée, mais parce qu’elle ne peut advenir. On ne peut perdre ce qui n’est pas devant soi.  On ne peut perdre ce qui ne vient pas à soi.  On ne peut perdre ce qui n’est rien d’autre que l’évidence même par laquelle nous savons que nous existons.</p>
<p>Peut-être n’avons-nous pas besoin de conserver Dieu, mais de cesser de Le traiter comme quelque chose que l’on peut perdre.  Dieu ne peut être perdu que si l’on croit Le posséder à la manière d’un objet.  ‘Il faut que l’homme se libère de Dieu pour trouver Dieu’, dit Eckhart, non comme négation, mais comme libération de toute relation construite.</p>
<p>Ce qui peut être perdu n’est que la manière dont on a appris à reconnaître le divin.  Une forme, une émotion, une proximité imaginée. Un langage intérieur, et non ce qui rend possible le langage.</p>
<p>Dans son essence, la peur de perdre Dieu est la peur de perdre une certaine forme de conscience, une configuration, une manière de s’orienter.  Lorsque cette forme commence à se défaire, le vertige apparaît.  Non parce que quelque chose de réel disparaît, mais parce que ce qui était tenu pour réel perd sa consistance.</p>
<p>Eckhart dit quelque chose d’extraordinaire: au plus profond de l’âme, se trouve une ‘étincelle’ où Dieu naît en l’homme.  Il nomme ce lieu le ‘<em>grunt’</em>, le fondement de l’âme. Ici, l’âme et Dieu ne sont pas deux réalités séparées.</p>
<p>‘L’œil avec lequel je vois Dieu est le même œil avec lequel Dieu me voit’, dit-il.  Dans cette identité, l’idée de perte perd son assise.  Si l’œil qui cherche et ce qui est cherché ne font qu’un, aucune distance ne peut exister.</p>
<p>La véritable ‘nuit’ n’est pas l’absence de Dieu, mais celle des formes par lesquelles Il était reconnu.  Par-delà cette nuit, il n’y a pas de lumière nouvelle, ni de présence plus intense, ni de confirmation.  L’impossibilité de la perte est à la fois plus simple et plus difficile à accepter: non comme une idée, mais comme un fait.  Ce fait ne produit ni exaltation ni sécurité.  Il ne produit même pas la paix au sens habituel.  Il produit seulement un glissement subtil: de la relation vers l’évidence, de la quête vers la reconnaissance, de la peur vers l’impossibilité même de la peur.</p>
<p>Peut-être n’avons-nous finalement pas peur de perdre Dieu.  Peut-être avons-nous peur de perdre tout ce qui nous faisait croire que nous Le possédions.  Lorsque cette perte est totale, il ne reste aucun vide.</p>
<p>Ce qui demeure est ce qui n’a jamais été acquis et ne peut être perdu. Ce qui demeure est ce qui a toujours été.<br />
‘Sois silencieux et sache que Je suis’.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le labyrinthe</title>
		<link>https://logon.media/fr/logon_article/le-labyrinthe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 06:00:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Certains hommes aspirent à un chemin de libération éloigné de la terre, loin dans les profondeurs de l’univers. Le labyrinthe comme chemin christique d’initiation montre par contre un autre but. Le chemin à travers le labyrinthe ne mène pas les pèlerins au loin, et  n’importe où, mais ils restent toujours très proches de leurs compagnons [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Certains hommes aspirent à un chemin de libération éloigné de la terre, loin dans les profondeurs de l’univers. </em></p>
<p><em><span id="more-127427"></span></em></p>
<p><em>Le labyrinthe comme chemin christique d’initiation montre par contre un autre but. Le chemin à travers le labyrinthe ne mène pas les pèlerins au loin, et  n’importe où, mais ils restent toujours très proches de leurs compagnons de pèlerinage, il y a toujours des points de contact avec les autres pèlerins de tous les niveaux. En parcourant ce chemin mystérieux, les pèlerins libèrent la lumière de la connaissance à chaque pas et surtout à chaque revirement.</em></p>
<p>Au cours d’un voyage dans le grand nord de la Suède, j’arrivai dans un petit endroit où je souhaitais me reposer. Comme c’était en début d’après-midi, je me promenais dans le lieu pour m’imprégner de l’atmosphère bleue transparente et claire du nord suédois. Alors que je m&rsquo;étais arrêté devant la dernière maison de la rue pour admirer un magnifique tournesol, plus grand qu&rsquo;un homme, qui dépassait de la clôture, le propriétaire m&rsquo;a salué et j&rsquo;ai répondu du mieux que j&rsquo;ai pu en suédois. Il m&rsquo;a répondu directement en allemand et m’a dit qu’il avait des ancêtres allemands. Nous avons engagé la conversation et il m’a finalement invité à prendre un café sur sa terrasse. Nous avons alors échangé sur nos origines et nos destinations. Finalement, il a dit : « Je voudrais vous montrer quelque chose de spécial. Venez dans le jardin à l’arrière. » Je l’ai suivi par la porte-fenêtre.<br />
Dans le jardin, nous nous sommes dirigés vers un mur de buissons et il m’a fait passer par une ouverture enchantée, derrière laquelle s’ouvrait la vue sur un terrain assez vaste. Je vis un grand rond-point formé de nombreux rangs concentriques de pierres blanches, brillantes, petites et grandes, un labyrinthe.Au milieu s&rsquo;élevait une haie de rosiers aussi haute qu&rsquo;un homme, qui dissimulait ce qui se trouvait au plus profond.</p>
<p>„L’oeuvre de ma vie“ dit il. L’installation était énorme, j’évaluais le diamètre à environ trente mètres. Peu à peu, je discernai la structure du labyrinthe : il était divisé en quatre secteurs, à travers lesquels le chemin serpentait en formant des cercles concentriques. « Il y a douze cercles », dit mon hôte.</p>
<p>„Ce labyrinthe est un mystère“,continua-t-il „il n’a rien à voir avec un labyrinthe ordinaire ou avec le labyrinthe crétois duquel Thésée dût trouver la sortie et où, comme c’est bien connu, il fût aidé par le fil d’Ariane.</p>
<p>On entre volontairement dans ce labyrinthe, il symbolise le chemin d’initiation des Mystères et il recèle aussi beaucoup d’indications pour parcourir le chemin des Mystères, ainsi que sur ses dangers et sur les distractions possibles.</p>
<p>Une fois que l’on est entré, que l’on a fait les premiers pas et effectué les trois premiers virages, on s’est déjà rendu au cercle le plus intérieur. Le pèlerin peut alors penser : « Je suis déjà arrivé ! » Et il constate avec étonnement : « C’était facile ; je suis un élu, pour moi, c’est aussi simple que ça. » Cependant, on n’est pas encore vraiment arrivé <u>au</u> cercle le plus intérieur, on ne peut pour l’instant que longer le mur d’enceinte.</p>
<p>Mais même au niveau du mur d’enceinte, un rayonnement puissant émane déjà de l’intérieur, de sorte que beaucoup de gens s’y attardent. C’est en quelque sorte un lieu où coulent le lait et le miel.</p>
<p>J’ai objecté : « Les chemins ne sont marqués que par des rangées de pierres, on pourrait facilement les enjamber et raccourcir le chemin. » – « En effet, c’est possible, car le chemin n’est pas maçonné de manière fixe, mais seulement balisé. Cela correspond au principe du chemin d’initiation chrétien, qui est un chemin de connaissance dans la liberté. Le labyrinthe symbolise un chemin de l’âme qui mène à la maturité parfaite ; c’est pourquoi franchir les limites n’a aucun sens, mais cela enfreint les lois cosmiques. Celui qui ne suit pas sérieusement ce symbole ne peut pas mener à bien le développement de son âme. Mais en réalité, ce franchissement n’est pas rare, il est plus fréquent qu’on ne le pense, par le biais de pratiques occultes, de drogues et autres. Ou simplement par immaturité. »</p>
<p>Après un moment, j’ai dit : « Quand on reste au milieu du chemin, marcher semble très facile. Mais quand on rêve et qu’on n’est pas vigilant, surtout aux points de rebroussement, on se cogne contre une pierre, et on est à nouveau réveillé. »</p>
<p>“Exactement, ce trébuchement peut se manifester dans la vie sous forme d’accident, de perte, de maladie, mais il peut ainsi conduire à un bouleversement, à un éveil et finalement à une prise de conscience, si tout va bien.</p>
<p>Ces pierres blanches symbolisent les lois fondamentales de la vie et de l’être, qui s’appliquent dans tout le cosmos, et le fait de trébucher dessus mène à des expériences toujours plus nombreuses, de sorte qu’à un moment donné, l’être humain intériorise consciemment l’ordre divin.”</p>
<p>J’ai poursuivi : « Sur le chemin de notre vie, nous rencontrons en effet de très nombreuses personnes qui, de notre point de vue, vont dans une autre direction – qu’est-ce que cela signifie ? » – « Ils sont eux aussi sur leur chemin, mais à un autre endroit du virage, et ne semblent donc se diriger que vers une autre direction. Il peut s’agir de personnes avec lesquelles nous échangeons des expériences et des connaissances, ce qui est utile et très réjouissant. Ou bien il peut s’agir de personnes en détresse qui ont besoin de conseils, de compréhension ou d’une aide concrète. Ou encore, il peut s’agir de personnes qui ont déjà plus de perspicacité et peuvent m’aider ; mais pour cela, je dois être mûr. » – « Comment puis-je reconnaître si une personne est plus avancée et peut m’aider ? » demandai-je. – « Nous ne pouvons pas déterminer si quelqu’un est “plus avancé” sur le chemin ; car nous n’avons pas de sens pour quelque chose que nous n’avons pas encore développé. Au début, on a souvent tendance à sourire de telles personnes. Fais surtout attention aux personnes silencieuses. »</p>
<p>Après une pause, il continua….</p>
<p>„Nous n’en sommes encore qu’au mur extérieur, aux prémices de notre réflexion sur ce qui se trouve au plus profond de nous même. Mais le courant de la vie nous pousse tôt ou tard à aller plus loin, à quitter cet endroit où coule le lait et le miel, et il nous mène à travers les huit prochains revirements.</p>
<p>Le conte est vite raconté, mais il faut du temps pour passer à l’action, disait-on si justement dans l’ancienne Russie.Car chaque revirement ne signifie pas seulement un changement de perspective, mais marque aussi la fin d’une étape de développement et le début d’une nouvelle.</p>
<p>Après avoir franchi avec succès les huit points de retournement – combien de vies cela prend-il, qui peut le dire ? –, le pèlerin arrive pour la deuxième fois à l’extérieur du cercle le plus intérieur, cette fois-ci du côté opposé. Là, l’accès est déjà plus restreint ; peu de gens s’y sont rassemblés, mais le résultat est le même : les pèlerins se trouvent toujours à l’extérieur du cercle le plus intérieur.</p>
<p>Après un moment de réflexion, j’ai objecté : « Mais les pèlerins n’ont sûrement pas pu rester les mêmes après toutes ces expériences, sans doute nombreuses et dramatiques ? »</p>
<p>« C’est précisément cela qui est déterminant. Mais par rapport au Centre, cela reste néanmoins la même chose. Pour t’aider à comprendre, je vais te donner un exemple : quand quelqu’un prévoit d’émigrer dans un pays, il commence par apprendre la langue et s’intéresse aux mœurs, aux coutumes et aussi à l’ensemble du pays. Cela lui permet de réussir un examen d’admission à un cours avancé et d’y approfondir l’usage et les subtilités de la langue, l’histoire, les coutumes ainsi que la gouvernance et l’ordre du nouveau pays. Mais il n’a bien sûr pas encore emménagé dans ce nouveau pays. Pour cela, une fois qu’il aura réussi tous les examens, y compris l’examen final, il devra faire preuve de patience jusqu’à ce qu’il soit invité – avec ses compagnons – dans ce nouveau pays.</p>
<p>Ainsi, lorsque l’invitation survient effectivement de manière inattendue, il s’agit de faire ses adieux définitifs à l’ancien pays et d’être prêt pour un tout nouveau départ, car le dernier tiers est long, il y a encore vingt-deux rebondissements. Mais les pèlerins sont tous bien préparés grâce à leur âme mûrie et ne sont plus seuls, mais liés spirituellement et mentalement à leur groupe d’émigrants, ce qui peut rendre la traversée divertissante.</p>
<p>Le groupe, en tant que communauté d’âmes, reconnaît ensemble les chemins, les « éclaire ». La marche en devient facile, il n’est plus nécessaire de trébucher sur des pierres. Au contraire : grâce à cette illumination commune, l’ordre de l’ensemble devient reconnaissable et les pèlerins peuvent se réjouir de la beauté et de la sagesse de l’univers tout entier. Pour la première fois, ils peuvent véritablement reconnaître la gloire de Dieu et louer le Créateur.</p>
<p>Il se peut que des êtres humains aspirent à un chemin de libération comme à un parcours lointain, loin de la terre, dans les profondeurs de l’Univers.</p>
<p>Le labyrinthe comme symbole d’initiation christique, désigne au contraire un autre but.</p>
<p>En parcourant ce chemin des mystères, les pèlerins libèrent la lumière de la connaissance à chaque pas et surtout à chaque demi-tour. Les premiers pionniers devaient encore frayer péniblement chaque pas à travers l’obscurité. Grâce au passage d’un nombre croissant de pèlerins, cette lumière devient plus vive et plus claire, la marche s’allège et, finalement, tout le labyrinthe resplendit d’une lueur éclatante de connaissance.</p>
<p>La forme du labyrinthe renferme toutes les perspectives d’un chemin des mystères et constitue donc une œuvre d’art merveilleuse et magnifique, qui n’a pu être conçue que par une âme-esprit ou une fraternité d’âmes spirituelles. Il me semble que le labyrinthe est un symbole de la communion spirituelle de toute l’humanité, ou mieux encore : un plan pour le développement de l’âme de l’humanité. Ou tout simplement : une arche pour toutes les âmes en quête. »</p>
<p>« Avez-vous parcouru le chemin jusqu’au bout ? » m’entendis-je demander – et tandis que je parlais encore, je sentis à quel point cette question était stupide. « Il semble y avoir quelque chose de particulier avec ce labyrinthe », répondit-il. « C’est ce que j’ai ressenti dès que j’y ai fait le premier pas, avec une ferme résolution, comme si une force invisible m’incitait sans cesse à aller jusqu’au bout du chemin. Ai-je parcouru le chemin jusqu’au bout ? Vu de l’extérieur, on dirait que le cœur caché du labyrinthe est une fin, un but concret. Mais quel serait alors ce but, en quoi consisterait-il ? »</p>
<p>Après une pause, il poursuivit : « Le chemin à travers le labyrinthe est le parcours à travers la vie, à travers de nombreuses vies, porté et guidé par un profond désir. Au bout du chemin se trouve l’accomplissement de ce désir. C’est pourquoi il est important, avant d’entrer définitivement dans le labyrinthe, de prendre conscience de son but dans la vie. »</p>
<p>La question m’est venue à l’esprit : « Vers quoi tend mon désir ? Quel est le but de ma vie ? »<br />
Nous sommes restés silencieux pendant un long moment.<br />
Puis il y eut un bruissement derrière nous dans les buissons – un grand chien s’approcha en courant et le poussa du museau. Il le caressa.<br />
« Merci, Hanno », dit-il en se tournant vers moi : « J’avais complètement oublié que je devais encore rendre une visite. Excusez-moi, mais nous devons nous dire au revoir. Bon retour chez vous ; qui sait, peut-être nous reverrons-nous un jour. »</p>
<p>Nous nous sommes serré chaleureusement la main et nous nous sommes dit au revoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le droit au bonheur</title>
		<link>https://logon.media/fr/logon_article/le-droit-au-bonheur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 06:00:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le vécu de la Lumière intérieure est un bonheur qui n’est comparable à aucune autre activité du sentiment quelle qu’il soit. C’est une activité intérieure dénuée également de toute forme extérieure. Quelque chose comme être amoureux de l’amour même. Mais ce vécu peut aussi me secouer pour me réveiller. La réalité, l’existence autour de moi ? [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le vécu de la Lumière intérieure est un bonheur qui n’est comparable à aucune autre activité du sentiment quelle qu’il soit.</em></p>
<p><span id="more-127173"></span></p>
<p>C’est une activité intérieure dénuée également de toute forme extérieure. Quelque chose comme être amoureux de l’amour même.</p>
<p>Mais ce vécu peut aussi me secouer pour me réveiller. La réalité, l’existence autour de moi ? Le contraste n’est-il pas tranchant ?</p>
<p>Il me vient à l’esprit que c’est comme si je vivais dans une bulle. Si cela va assez bien, du style : maison, jardin, travail, par exemple, là je peux ressentir une sorte de satisfaction.</p>
<p>Mais s’il m’arrive quelque chose de grave, à moi ou mon enfant, cela peut me terrasser. Et puis la question suivante : et l’enfant des voisins alors ? Je rencontre des gens qui ne vont pas bien du tout, eux. Il leur arrive de tout. Des maladies, des états émotionnels inquiétant.  Et ainsi de suite. Dans quel monde vivons-nous ?</p>
<p>Et ce que je lis, par exemple, sur l’Ukraine ou Gaza ? Si je me laisse pénétrer par cette lecture alors je peux éprouver : s’il m’arrivait ça, est-ce que je serai en état de garder l’orientation sur l’autre, puis-je alors garder l’Amour ? C’est la peur qui parle bien sûr, qui est aussi égocentrique. Que c’est déroutant. Cependant si je m’efforce d’écouter la voix intérieure qui parle de l’Amour ? Le vécu de ce contraste, puis-je l’emmener avec moi jusque dans les profondeurs d’une méditation ?</p>
<p>Alors, la question suivante surgit : en fait, ai-je bien le droit d’être heureux si autrui ne l’est pas ?</p>
<p>La Lumière provoque en moi cette accusation. Le contraste s’accentue. C’est aussi une sorte de démasquage de mon être-moi. Grâce à l’activité de la Lumière je peux m’en rendre compte. Mais est-ce que je peux supporter de devenir conscient de la réalité. Puis-je supporter la réalité dévoilée ?</p>
<p>Puis-je à présent sortir de ma bulle sans lâcher l’Amour ? Demeurer Dans l’aspiration de l’Amour, sortir de la bulle de mon moi et embrasser la réalité avec cet Amour ? Relier le haut d’avec le bas ? Ceci je ne peux pas le faire moi-même, car en cela mon être disparait, s’évapore. Seul l’Amour peut faire cela. Seul Dieu peut le faire et le fait. Ainsi je comprends le plan. Je peux être une partie de ce plan. Être un collaborateur. Et cet aspiration croît, grossit jusqu’à devenir un ouragan. Ainsi s’expriment les paroles du Sermon sur la Montagne :</p>
<p>Bienheureux les affligés. Bienheureux les affamés et ceux qui sont assoiffés de justice. Bienheureux sont et non pas deviennent. Accomplissement intérieur, comme c’est merveilleux ! En acceptant la souffrance, en absorbant la souffrance, en brisant cette bulle de satisfaction de soi. En collaborant au bonheur et au bien-être de l’humanité entière. Être admis à aider au plan d’un ordre et d’une intelligence plus élevés, qui sait comment chaque être humain doit être aidé. Pure perception de l’être parfait. Pure perception de : Que ta volonté s’accomplisse. Et : c’est accompli. En tant que vécu intérieur. Être bienheureux éternellement.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>De la diversité à la simplicité du coeur &#8211; Un chemin vers la transformation intérieure</title>
		<link>https://logon.media/fr/logon_article/de-la-diversite-a-la-simplicite-du-coeur-un-chemin-vers-la-transformation-interieure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 06:51:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans un monde marqué par une variété d‘opinions, de convictions et d‘identités, la diversité est souvent célébrée comme la valeur la plus élevée. Pourtant n‘est ce pas de simplicité dont nous avons le plus besoin ? &#160; Non pas au sens d‘un appauvrissement, mais comme une réflexion profonde sur l‘essentiel sous-jacent à toute diversité, une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans un monde marqué par une variété d‘opinions, de convictions et d‘identités, la diversité est souvent célébrée comme la valeur la plus élevée. </em></p>
<p><span id="more-126945"></span></p>
<p><em>Pourtant n‘est ce pas de simplicité dont nous avons le plus besoin ?</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Non pas au sens d‘un appauvrissement, mais comme une réflexion profonde sur l‘essentiel sous-jacent à toute diversité, une transformation spirituelle qui mène à l‘essence même de l‘humanité.</p>
<p>A une époque où la vie devient toujours plus complexe et compliquée, beaucoup de gens ressentent le besoin de simplicité et de clarté intérieure.</p>
<p>Cette simplicité et cette clarté intérieure trouvent leur fondement dans le terme « Einfalt », qui, en allemand, a une double signification : d’une part, la limitation intellectuelle (en référence à l’esprit) et, d’autre part, la pureté de l’âme (en référence au cœur), cette dernière signification tombant de plus en plus dans l’oubli.</p>
<h3>L‘illusion de la diversité</h3>
<p>Le monde moderne vit dans la diversité, les différences culturelles, religieuses et idéologiques imprègnent notre société. Ces différences sont une source de créativité, d‘innovation et de progrès dynamique d‘une part et d‘autre part, elles mènent à des conflits, des incompréhensions et des clivages. La diversité est une scène où les egos se mesurent, où chacun combat pour propager et affirmer sa propre perspective.</p>
<p>Nous nous perdons facilement dans cette diversité. Les innombrables voix, opinions et points de vue qui nous entourent quotidiennement peuvent se transformer en un brouhaha bruyant qui trouble l’Esprit et pèse sur le cœur.</p>
<p>Beaucoup de gens se sentent perdus dans ce monde aux possibilités infinies et recherchent un sens plus profond, quelque chose qui rassemble toutes ces différentes parties.</p>
<p>Jan van Rijckenborgh, un des guides de la Rose-Croix d‘Or, décrit dans ses livres comment nous pouvons percer à jour la nature dualiste de ce monde et la surmonter. Pour parvenir à la simplicité, à un état d‘unité intérieure, nous devons percer l‘illusion des contraires et découvrir l‘étincelle divine dans notre propre Soi et dans toute vie.</p>
<h3>Un chemin vers la simplicité</h3>
<p>La simplicité, dans ce contexte, ne signifie pas la simplicité ou la naïveté, mais le retour à l&rsquo;essentiel, à l&rsquo;unité. Elle est un état de l‘Etre qui existe au-delà de la multiplicité, un chemin vers la Source intérieure, en qui tous les contraires s‘unissent. Cette source n‘est pas influencée par des différences culturelles, religieuses ou idéologiques, mais elle est la pure essence de l‘être humain. Etre simple signifie traverser l‘illusion de la séparation et reconnaître l‘unité de toute vie. Ainsi l‘homme devient conscient de sa vrai nature, au-delà de l‘ego, du conditionnement de la société, et des identités artificielles. C‘est un état de profonde liaison avec le Soi, „l‘Autre“, l‘Universel dans notre propre être.</p>
<p>Le mystique du Moyen-Âge, Maître Eckhart (1260-1328), décrit la simplicité comme étant le but le plus élevé de la vie spirituelle. Pour lui, l‘âme simple, se vide d‘elle même pour laisser de l‘espace à Dieu.</p>
<p>„Plus l‘homme se retire des objets extérieurs, plus Dieu pénètre en lui“dit Maître Eckhart. Dans un monde qui tend vers toujours plus, plus de savoir, plus de richesse, plus de puissance, la solution repose dans le lâcher-prise.</p>
<p>L&rsquo;âme qui demeure dans la simplicité comprend que le véritable accomplissement ne peut être atteint que par l&rsquo;union avec le divin. Ce processus d&rsquo;union conduit à un état de « lâcher prise », où toutes les choses terrestres perdent leur importance et où la présence divine imprègne tout.</p>
<h3>La force du silence intérieur</h3>
<p>Comment passer de la diversité à la simplicité ? Le chemin qui y mène est un chemin intérieur, un chemin de réflexion sur soi-même et de connaissance de soi qui culmine dans la reconnaissance de l‘étincelle d‘Esprit divine en soi même. Dans un monde marqué par les stimuli et les distractions extérieures, il faut du courage et de la détermination pour regarder en soi et chercher la paix intérieure. Cette paix n&rsquo;est pas un vide, mais un espace vivant dans lequel nous pouvons découvrir notre véritable nature.</p>
<p>La bible parle aussi du sens de la simplicité, il est dit dans le nouveau testament : „Si ton oeil est simple, ton corps tout entier sera lumineux“, (Mathieu 6:22) . La pleine conscience, la prière, et la pratique du silence intérieur sont des outils qui peuvent nous aider à passer au-delà du bruit de la diversité. Il s‘agit de faire taire les nombreuses voix dans nos têtes et d‘écouter le clair murmure de la voix du coeur. Dans ce silence nous reconnaissons que ce qui nous sépare n‘est qu‘une illusion superficielle, et qu‘au fond nous sommes tous des parts d‘un plus grand Tout.</p>
<p>Cette connaissance illumine. C‘est par elle que la lumière se fait en nous et la voix du coeur devient la voix de Dieu qui nous parle. C‘est pourquoi le psalmiste disait :‘La révélation de tes paroles éclaire, elle donne l‘intelligence aux simples“</p>
<h3>Unité dans la diversité</h3>
<p>Découvrir la simplicité ne signifie pas refuser la difficulté ou la nier. La diversité est une expression naturelle de la plénitude de la vie. Nous pouvons l‘apprécier sous toutes se facettes, oui la goûter. Pourtant, elle ne peut vraiment nous combler que si nous la percevons ancrée dans une plus profonde unité. Cette unité est la simplicité divine qui existe au-delà des formes apparentes.</p>
<p>Jacob böhme, un important mystique allemand du 17ième siècle décrit le voyage de l‘âme comme un chemin de“ la multiplicité à l‘uniformité“</p>
<p>Pour Böhme, la multiplicité -la diversité du monde- est une manifestation de la richesse divine, mais aussi un défi. L‘âme doit percer au travers de cette multiplicité et retourner à son origine, à l‘unité de l‘Etre. Le processus de retour à la simplicité, n‘est pas facile, écrit Böhme. Il exige un retournement et le lâcher-prise de l‘égo.</p>
<p>Dans ses œuvres, il évoque la « naissance intérieure » du divin dans l&rsquo;âme, un processus qui mène à une simplicité spirituelle capable de percevoir l&rsquo;essence de toutes choses dans leur état originel. Passer de la diversité à la simplicité, c’est reconnaître la vérité profonde selon laquelle nous provenons tous de la même source et sommes tous liés les uns aux autres. Cela signifie que nous ne nous considérons plus comme des individus séparés, mais comme les éléments d’un plan cosmique plus vaste auquel nous pouvons contribuer pour créer un monde harmonieux.</p>
<h3>Réflexions finales</h3>
<p>À une époque où le monde est de plus en plus polarisé, le chemin menant de la diversité à la simplicité est une préoccupation urgente. C’est un chemin qui nous enseigne à rechercher ce qui nous relie, à regarder et à ressentir plus profondément, et à reconnaître l’unité dans la diversité.<br />
Dans un monde de plus en plus chaotique et complexe, l’appel à la simplicité pourrait être une réponse à nos aspirations les plus profondes. C&rsquo;est peut-être là que réside la clé d&rsquo;une nouvelle compréhension de l&rsquo;humanité, dans laquelle la paix, l&rsquo;harmonie et l&rsquo;unité ne sont pas seulement des idéaux, mais deviennent une réalité vécue. Le chemin vers la simplicité est un voyage intérieur qui nous conduit à l&rsquo;essence de notre être et nous montre que ce n&rsquo;est que dans l&rsquo;unité de sa source que la diversité de la vie dévoile sa véritable beauté.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ÉMERVEILLEMENT</title>
		<link>https://logon.media/fr/logon_article/emerveillement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 07:57:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Est-ce que tu as vécu une fois un autre moment que le moment de Maintenant ? Car as-tu vécu une fois un moment dans le passé ? Ou dans le futur ? Non n’est-ce pas ? Le passé n’existe que dans nos pensées qui s’agrippent aux souvenirs. Dans ce sens on peut recueillir dans le présent de maintenant un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Est-ce que tu as vécu une fois un autre moment que le moment de Maintenant ?</em></p>
<p><span id="more-126595"></span></p>
<p>Car as-tu vécu une fois un moment dans le passé ? Ou dans le futur ? Non n’est-ce pas ? Le passé n’existe que dans nos pensées qui s’agrippent aux souvenirs. Dans ce sens on peut recueillir dans le présent de maintenant un souvenir de quelque chose appartenant au passé. Mais alors il s’agit d’une pensée, d’un sentiment, mais pas de ce moment précis qui a eu lieu dans le passé.</p>
<p>Et du futur, on se fait des représentations, des pensées spéculatives. On n’est jamais dans le futur, mais toujours et seulement dans le maintenant. Je ne peux vivre que ce maintenant.</p>
<p>Dans le livre : « Pourquoi le temps ne s’écoule (pas) » Jos Stollman explique que toutes les expériences personnelles vécues par la conscience-moi sont ordonnées. Le flux du temps n’est rien d’autre que notre conscience-moi. Le moi éprouve le monde autour de lui et lui-même dans le temps qui s’écoule.</p>
<p>Les pensées et les représentations sont déterminantes quant aux sentiments du moment présent. Celui-ci est un courant continuel dans la conscience, de la conscience. La création se réalise en continu. Moi aussi. Il arrive un courant de sensations venant du dehors vers l’intérieur par l’intermédiaire des sens et un courant de toutes sortes de sentiments et de pensées, qui colorent ce Moment présent, la réalité du Maintenant. Et au milieu de ce ressenti il y a la conscience que tu es.</p>
<p>Récemment il est paru un livre scientifique sur la conscience : (<em>Le code de la conscience </em>de Cyriel Pennartz, un neuropsychologue). Pendant longtemps, le sujet de « la conscience » n’était pas choisi par la science, parce que les scientifiques ne pouvaient mesurer que peu de choses concrètes à ce sujet. La recherche scientifique devient alors difficile, parce que la science ne peut reconnaitre quelque chose comme étant la vérité que si cette chose peut être perçue ou mesurée.</p>
<p>Cependant depuis une vingtaine d’années environ, la « conscience » n’est plus un sujet tabou pour la science. En fin de compte, il semblerait qu’avec des instruments plus raffinés on serait en état de presque tout mesurer. Des petits courants électriques, qui font voir des schémas d’ondes électromagnétiques, des réactions chimiques ou biochimiques entre des molécules très complexes sur les endroits où des cellules nerveuses exercent une influence les unes sur les autres. On peut mesurer toutes sortes de choses pendant que l’on fait exécuter toutes sortes de petites tâches à un « sujet d’expérience vivant ». Ainsi la relation entre le cerveau et l’environnement est mesurée.</p>
<p>Oui, est-ce que c’est ça la conscience ? Ceci est une question difficile. Ce qui est singulier, c’est qu’à la dernière page du livre, l’écrivain avoue : « il y a deux réalités qu’il est difficile de rapprocher l’une de l’autre, notamment d’un côté je perçois des petites ondes électriques, des réactions chimiques et de l’autre, je goûte, je sens, je vois et j’entends : l’expérience donc. Toutes les petites ondes sont semblables, mais tout le monde sera d’accord pour dire que l’expérience de voir ou d’entendre est quelque chose de tout autre que de sentir par exemple. L’écrivain avoue : « Nous ne pouvons pas résoudre le mystère de la conscience. »</p>
<p>L’expérience « subjective » intérieure est quelque chose de tout différent que d’essayer de comprendre quelque chose d’extérieur à soi-même à l’aide du « penser » ordinaire. « L’intellect est attaché aux sens », a déjà dit Hermès dans l’ancienne Egypte.</p>
<p>Oui, c’est la différence. La vision de « la recherche scientifique » quant à un autre être humain, c’est en fait comme si elle le voyait comme une « chose » sensoriellement perceptible, donc en dehors de lui-même. Le penser raisonnable ne peut comprendre que des choses. La conscience en revanche n’est pas une chose. Par définition, la raison ne peut pas comprendre la conscience.</p>
<p>La philosophe hollandaise Marjan Slob explique dans son livre<em> « créatures de l’esprit », </em>qu’il y a une différence fondamentale entre le vécu intérieur et ce qu’un autre peut en observer. Par exemple, dans un entretien avec d’autres il y a les mots <em>entre</em> les gens. Marjan explique que les neuroscientifiques eux-mêmes n’ont pas l’air de se rendre compte que ce qu’ils croient observer est formée par des mots. Pour communiquer avec d’autres, les mots essaient de nous faire saisir la réalité. Nous sommes tous comme des îlots dans notre propre monde expérientiel. Les mots sont comme une sorte de convention où nous espérons atteindre mutuellement les autres. Mais oh combien est-ce difficile de bien se comprendre !</p>
<p>Le penser raisonnable au sujet de la conscience fait disparaitre « le miracle » également. Oui, car si nous pouvons éclaircir quelque chose, cela ne ressemble plus à un miracle. Comme si le fait même d’éclaircir et ces lois naturelles mêmes n’étaient pas un miracle.</p>
<p>Pourquoi, tout simplement, ne pas se tenir silencieux. Lâcher notre penser raisonnable dans l’idée qu’en réalité on n’y comprend rien et que l’on prenne conscience que tout est un miracle que l’on peut contempler avec émerveillement. Que nous sommes une conscience, que tout est conscience et que nous en faisons partie. Lorsque c’est silencieux dans notre tête, un sentiment merveilleux peut nous toucher. S’éveiller dans l’émerveillement, c’est près de l’amour, de l’unité et du respect. C’est là où je me réjouis. Comme c’est simple. Ceci est une expérience dans la conscience du cœur. Être conscient sans la coloration du penser raisonnable.</p>
<p>Redonne à Dieu le miracle. Tout est miracle. Einstein le savait.</p>
<p>Si tu t’ouvres au courant de la vie, et que tu te tiennes silencieux devant le miracle du Maintenant, un nouveau feu te touche dans le cœur. Et tout devient nouveau.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Point d’attention</title>
		<link>https://logon.media/fr/logon_article/le-point-dattention/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 17:13:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Où est dirigé mon attention? L’attention se fait souvent passer pour un point qui tourne en rond. C’est comme si elle ne pouvait être orientée que sur un seul point, une seule chose en même temps : quelque chose que je vois, ou que je ressens, une pensée, un brin de souvenir. Elle tourne en rond, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Où est dirigé mon attention? </em></p>
<p><span id="more-126320"></span></p>
<p>L’attention se fait souvent passer pour un point qui tourne en rond. C’est comme si elle ne pouvait être orientée que sur un seul point, une seule chose en même temps : quelque chose que je vois, ou que je ressens, une pensée, un brin de souvenir. Elle tourne en rond, chaotique en tourbillons de pensées et de sentiments.</p>
<p>En fait, mon œil ne peut voir de façon aigue que dans un tout petit espace de mon champ visuel. Un petit espace dans le champ de vision au milieu. Du fait que j’analyse en continu l’espace autour de moi avec mes yeux, en les bougeant d’un côté à l’autre, je nourris l’illusion que je vois tout parfaitement. Que je perçois la totalité. Mais en fait, je ne vois qu’une idée du tout. Je ne vois pas vraiment la totalité.</p>
<p>C’est de cette façon aussi que fonctionnent mes pensées. Dans ma tête, rien qu’une pensée à la fois peut s’y loger. Tout comme si j’écris ou je lis. Mon attention ne peut contenir qu’une pensée, que quelques mots ou notions. Lorsque je parle, ça ne marche aussi qu’en exprimant un mot après l’autre. Mon attention n’est déterminée que par une seule pensée, un seul souvenir, un seul sentiment, par un tout petit espace dans notre entière réalité. Notre cerveau essaie d’en faire un tout, une idée de la totalité grâce à ma mémoire, afin que je puisse quelque peu agir de façon utile dans ce monde dont je me suis fait une représentation. Cette dernière s’étend grâce aux expériences, c’est ainsi que nous « apprenons ».</p>
<p>Mon point d’attention n’est-il pas vraiment très chaotique ? Mon attention est déterminée par un petit fragment, une fraction du tout et aussi de la réalité que je suis moi-même. Comme si je n’étais presque jamais vraiment moi-même, mais un fragment seulement.</p>
<p>Oui, qu’est-ce que ce papotage dans ma tête en fait ? N’est-ce pas un rétrécissement de conscience, une limitation ?</p>
<p>Un petit point d’attention qui tourne en rond. Est-ce que j’en ai le contrôle ? Est-ce que j’en suis heureux ?</p>
<p>Quel est le cœur de mon être ?</p>
<p>Quelles sont les forces conductrices déterminantes ? Est-ce que mon attention n’est pas déterminée par les objectifs de mes désirs et mes besoins ? Désirer des objectifs dans l’avenir et essayer de les atteindre au moyen de ma pensée et de mes actes. Un seul point d’attention qui tourne sans cesse en rond pour déterminer sa position. Ou bien l’opposition aussi. Chez les animaux, on reconnait aussi ce point, consistant à être continuellement vigilant. Si c’est sécurisant et où se trouve la nourriture… On se rend bien compte d’un  développement dans cette nature de vie et de conscience, de la plante à l’animal, et à l’homme. Ainsi la conscience s’est développée en conscience-moi que je suis actuellement.</p>
<p>Mon attention reflète toujours un petit bout, un petit espace du tout dans la totalité. Et si j’essayais une fois de ne pas limiter mon attention à une seule pensée, à quelques mots ou autre chose, mais que j’écoute seulement en silence de l’intérieur et que je me rende compte que tout <em>est</em> en fait, que je <em>suis</em>, dans un état de non-savoir, de non-compréhension, et que je<em> suis</em> dans un état d’étonnement et en toute <em>quiétude</em>. Que je me retourne intérieurement vers la source de ma conscience, de toute conscience et de vie.</p>
<p>L’attention au tout. Ainsi la conscience peut s’éveiller de l’étincelle divine, être une avec la source de toute chose. Les Rosicruciens appellent cette étincelle divine aussi l’atome originel. Une activité toute particulière comme le décrit  J. van Rijckenborgh dans le livre de la Pistis Sophia dans le chapitre sur l’atome primordial. Ce qui arrive alors lorsqu’on est en état de fixer continuellement son attention sur l’atome originel.</p>
<p>Lorsque ta conscience s’oriente sur l’étincelle divine dans le cœur, ce petit brun d’or qui est la source de tout, la liaison avec la totalité, avec le tout, alors croît la conscience que tout <em>est</em>, simultanément et partout à la fois. Néanmoins, chaque pensée ou tout remplissage par ton moi perturbe cette conscience. Cependant, par cette conscience, tu touches quelque chose, tu goûtes quelque chose que tu ne peux pas exprimer par des mots, mais il nait donc une profonde aspiration dans laquelle ton attention peut maintenant se plonger, si bien qu’elle croît, qu’elle se renforce. L’étincelle devient un feu.</p>
<p>Je me rends compte à présent que je dois m’offrir, me lâcher pour disparaitre dans cette source.</p>
<p>La source se manifeste comme l’Amour même. Ainsi tu te trouves à la porte de la disparition du moi et le tout autre se révèle. Se tenir dans l’aspiration de l’Unique, cet autre, que tu as reconnu dans un embrassement plein d’amour. Ta conscience peut devenir comme un lac lisse où la Lumière peut s’y miroiter. Alors la Lumière te touche et tu deviens un avec elle. Aspirer à l’Amour, donner à l’Amour. Comme une inspiration et une expiration. Peu à peu, tu perçois un double courant de force. Tout recevoir, tout abandonner. Une conscience du « tout simultanément et partout à la fois » s’épanouit, c’est l’Amour. Beaucoup de témoignages mystiques de traditions diverses parlent de « sortir hors du temps ». Ainsi Krishnamurti parle souvent de « la fin du temps ». Il voit cela comme un avenir pour l’humanité. Le moi se rend compte de la limitation, et sait qu’il doit mourir à la limitation du point d’attention solitaire qui tourne en rond et se trouve à présent en reddition sur le seuil de la « plénitude ». Revirement de la conscience. Lis l’histoire des pèlerins D’Emmaüs (<em>La Parole Vivante,</em> Catharose de Petri). L’histoire après la crucifixion. Après la résurrection. La conscience, seule, abandonnée, ne peut saisir cela, le comprendre. Car il n’y a plus de forme donc la conscience-moi n’a plus de prise. Mais Lui, le ressuscité, est reconnu intérieurement par l’Amour, la fraction du pain, le don. La seule boussole que nous possédons est de reconnaitre l’étincelle divine, c’est l’Amour. Fais-le croître par ton attention, par la source même de l’Amour. Ainsi le sentiment-moi se dissout et la goutte d’eau se fond dans l’océan. Laisse tout derrière toi et ne garde que l’Amour.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Karma, Action, Destin</title>
		<link>https://logon.media/fr/logon_article/karma-action-destin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 12:29:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Qui ou quoi détermine le destin d&#8217;une personne ? Pourquoi certains connaissent-ils un destin favorable tandis que d&#8217;autres subissent un destin tragique ? La justice existe-t-elle ? Pour une vie qui ne dure que quelques décennies, peut-on espérer une récompense éternelle, ou craindre la damnation éternelle ? Les concepts de karma et de samsara, ainsi que l&#8217;idée de réincarnation, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Qui ou quoi détermine le destin d&rsquo;une personne ? Pourquoi certains connaissent-ils un destin favorable tandis que d&rsquo;autres subissent un destin tragique ? La justice existe-t-elle ?</em></p>
<p><span id="more-126096"></span></p>
<p><em>Pour une vie qui ne dure que quelques décennies, peut-on espérer une récompense éternelle, ou craindre la damnation éternelle ?</em></p>
<p>Les concepts de karma et de samsara, ainsi que l&rsquo;idée de réincarnation, sont généralement associés à la culture orientale. Cependant, la croyance en la réincarnation et en la loi du karma qui la régit a été également présente en Occident. Elle est aussi affirmée dans les Évangiles, comme en témoignent non seulement les Évangiles apocryphes, mais aussi certains passages des Évangiles canoniques, d&rsquo;où les références à la réincarnation ont été supprimées. Par exemple, dans l&rsquo;Évangile de Jean (9, 1-3), concernant l&rsquo;aveugle-né, les disciples demandent à Jésus qui est responsable de ce malheur : l&rsquo;homme lui-même ou ses parents ? La formulation même de la question indique clairement qu&rsquo;une vie antérieure à l&rsquo;incarnation présente était prise en compte. On trouve d&rsquo;autres exemples de ce genre dans les Évangiles.</p>
<p>Le mot sanskrit karma a deux significations : « action » et « destin ». Cette double signification recèle une indication, suggérant un lien entre le mode de vie d&rsquo;une personne et sa destinée. Autrement dit, par ses actions, une personne crée son propre destin. Cette vérité est si profondément ancrée dans la conscience humaine qu&rsquo;elle s&rsquo;est perpétuée dans des proverbes tels que : « On récolte ce que l&rsquo;on sème » ou « Chacun est l&rsquo;architecte de sa propre fortune ». Dans la Bible (Osée 8,7), on lit : « Car ils sèment le vent, et ils récolteront la tempête.»</p>
<p>Pourtant, tous n&rsquo;ont pas conscience de cette vérité, et tous n&rsquo;en tirent pas de conclusions. L&rsquo;une d&rsquo;elles pourrait être de réaliser que notre vie actuelle n&rsquo;est qu&rsquo;une « image dans un long film ». Cela contribue à expliquer pourquoi les malheurs surviennent parfois dès le plus jeune âge, malgré l&rsquo;absence de toute justification rationnelle.</p>
<h3>Pourquoi une personne agit-elle d&rsquo;une certaine manière à un moment donné plutôt qu&rsquo;à un autre ?</h3>
<p>On peut expliquer cela, par exemple, par le caractère ou les gènes d&rsquo;une personne, ainsi que par son environnement éducatif. Mais le caractère ou l&rsquo;environnement dans lequel une personne naît – façonnés par la naissance, l&rsquo;éducation et l&rsquo;instruction – peuvent-ils vraiment être le fruit du hasard ? Certains le pensent. D&rsquo;autres l&rsquo;expliquent par la décision incompréhensible d&rsquo;une puissance supérieure, ce qui, toutefois, est difficilement compatible avec la justice attendue d&rsquo;une telle puissance. D&rsquo;autres encore cherchent des causes plus profondes et acceptent l&rsquo;enseignement du karma. Il faut ajouter d&#8217;emblée que reconnaître l&rsquo;action de la loi du karma – c&rsquo;est-à-dire la loi de cause à effet – implique également d&rsquo;accepter la réincarnation.</p>
<p>Quand on parle de « karma », on entend une certaine trace inscrite dans le « firmament » du microcosme <a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> où nous vivons actuellement en tant qu&rsquo;êtres terrestres. Cette trace concerne nos actes, ainsi que la conduite des êtres qui ont vécu dans ce microcosme avant nous. Dans le langage courant, et de façon très simplifiée, nous disons de ces êtres qu&rsquo;ils sont « nos incarnations précédentes ». Cependant, cette expression abrégée doit être bien comprise. Nous, en tant qu&rsquo;êtres terrestres et mortels, ne sommes que des habitants éphémères du microcosme, tout comme nos prédécesseurs n’étaient que des habitants éphémères. La seule entité éternelle est le microcosme lui-même qui, suite à un événement dramatique appelé la « Chute », n&rsquo;existe plus dans le royaume éternel, mais dans le monde du temps et de l&rsquo;espace.</p>
<p>Le fait que, en tant qu&rsquo;êtres terrestres, nous soyons liés à un microcosme particulier n&rsquo;est pas dû au hasard. La personnalité terrestre – c&rsquo;est-à-dire le « moi » inférieur – émerge au sein du microcosme, dans son « champ de manifestation » ou « champ de respiration », entourée par l&rsquo;être aurale, le « moi » supérieur porteur du karma. Cette personnalité n&rsquo;apparaît pas seulement sous l&rsquo;influence de l&rsquo;être aurale, mais est, dans une large mesure, sa création. À travers les archives karmiques, dont l&rsquo;être aurale est le porteur, un lien essentiel existe entre nous et nos prédécesseurs microcosmiques.</p>
<p>On peut dire que, par leurs actions – inscrites dans le microcosme sous forme de karma – ils ont, dans une large mesure, contribué à notre chemin de vie actuel, à nos joies et nos peines. De même, il faut dire de nous-mêmes que si nous ne nous libérons pas du cycle des naissances et des morts, notre conduite – également inscrite dans l&rsquo;être aurale – influencera le destin de la prochaine personnalité dans « notre » microcosme.</p>
<p>La grande et joyeuse alternative à ce cycle est la libération. La présence de la personnalité terrestre (c&rsquo;est-à-dire nous-mêmes) au sein d&rsquo;un microcosme donné est guidée par un but extrêmement important et clairement défini. Ce but est de coopérer à la régénération de ce microcosme, de le relever de l&rsquo;état de chute – autrement dit, de contribuer à sa libération.</p>
<p>Si, en tant que personnalités terrestres, nous reconnaissons la nécessité de cette tâche et nous y consacrons pleinement, pour que ce devoir s&rsquo;accomplisse, en nous ouvrant aux Forces qui le rendent possible, alors le microcosme, ainsi régénéré, pourra retourner à sa patrie originelle.</p>
<h3>Action et Devoir dans la Bhagavad Gita</h3>
<p>On trouve une magnifique explication du fonctionnement de la loi karmique dans la Bhagavad Gita, où il est fait mention des « voies mystérieuses du karma ». Dans ce poème, outre le terme karma, qui signifie action juste, apparaissent également les concepts de vi-karma – action injuste – et d&rsquo;a-karma – inaction.</p>
<blockquote><p><em>Il est nécessaire de comprendre les subtilités de l&rsquo;action juste, la nature de l&rsquo;action injuste et la nature de l&rsquo;inaction. La voie du karma est profonde et difficile à appréhender. </em></p>
<p>(Bhagavad Gita, IV.17)</p></blockquote>
<p>Le « karma », ou action juste et due, est également compris comme un devoir. Chaque personne, dans sa vie, est confrontée à l&rsquo;accomplissement d&rsquo;une action, d&rsquo;un devoir, qui, comme nous le savons, n&rsquo;est pas le fruit du hasard. L&rsquo;action appropriée dans l&rsquo;Inde ancienne, cette « action appropriée », était toujours définie en fonction de la position sociale d&rsquo;une personne. Comme on le sait, la société indienne ancienne était divisée en quatre classes, les varnas. La plus élevée était celle des brahmanes, la deuxième celle des guerriers, la troisième celle des agriculteurs, des marchands et des artisans, et la plus basse celle des serviteurs.</p>
<p>L&rsquo;attribution des devoirs selon l&rsquo;appartenance à une varna était étroitement liée aux devoirs découlant de l&rsquo;étape de vie que traversait une personne. Autrement dit, les devoirs d&rsquo;un jeune homme différaient de ceux du chef de famille et de ceux d&rsquo;une personne âgée.</p>
<p>Point important, et fortement souligné dans la tradition indienne, l&rsquo;appartenance à une varna, par exemple celle des brahmanes ou celle des guerriers, était déterminée par la naissance au sein de cette varna. Et qu&rsquo;est-ce qui déterminait la naissance dans une varna donnée ? La réponse est : le karma. C&rsquo;est-à-dire le destin façonné par les incarnations précédentes, reflétant la qualité de la conduite passée. En Inde, le devoir d&rsquo;un brahmane est magnifiquement défini : il consiste en connaissance et sacrifice. Cette définition est parfois interprétée superficiellement : la connaissance est perçue comme un simple savoir intellectuel acquis, et le sacrifice comme un acte extérieur. Or, un brahmane est un être « deux fois né », c&rsquo;est-à-dire « renaissant » ou « régénéré », possédant une connaissance véritable et intérieure, dont la vie désintéressée constitue elle-même un sacrifice pour l&rsquo;élément spirituel de son cœur, l&rsquo;atman.</p>
<p>De nombreuses histoires magnifiques décrivent les brahmanes. Parmi leurs qualités figurait, par exemple, la capacité de prendre soin efficacement de la communauté au sein de laquelle ils vivaient. Ils étaient considérés, en quelque sorte, comme des guérisseurs, capables, par leur propre pureté, de neutraliser le mal qui menaçait la communauté et la nature. « Une terre bénie où s&rsquo;installent les brahmanes », disait-on, « n&rsquo;est frappée ni par les catastrophes naturelles ni par les guerres. »</p>
<p>En revanche, un pays que les brahmanes quittent décline. Mais pourquoi les brahmanes quittent-ils une terre donnée ? Tout simplement parce que ses habitants les repoussent par leur comportement. Et si un brahmane ne répondait pas à certains critères ? Les exemples abondent, tant dans les textes que dans la réalité… Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un véritable brahmane, mais d’un membre d’une varna inférieure, parfois même la plus basse, et ses affirmations quant à sa naissance dans une famille brahmane sont fausses.</p>
<p>Un exemple encourageant du cas inverse – où une personne d’origine inconnue démontre par sa conduite qu’elle est brahmane – est l’histoire d’un garçon nommé Satyakama, qui signifie « Amoureux de la Vérité ». Lorsque son maître l’interrogea sur sa lignée, il répondit honnêtement qu’il n’en savait rien. « Alors ton père devait être un pur brahmane, car seul le fils d’un brahmane peut être aussi honnête », répliqua le maître. Ainsi, l’appartenance à une varna particulière était déterminée par la conduite d’une personne, par ses qualités exprimées dans ses actes – autrement dit, par son karma.</p>
<h3>Karma, a-karma et vi-karma</h3>
<p>Le mot karma, qui signifie action, est lié dans les textes sanskrits au verbe kṛ, qui signifie « faire » ou « accomplir ». Ceci donne naissance à l&rsquo;expression  « accomplir l&rsquo;action » (kuru karma), c&rsquo;est-à-dire, simplement : agir. Cependant, en raison des multiples niveaux de signification du karma, il signifie également : « accomplir sa destinée (la plus élevée) » – atteindre la libération, « accomplir sa vocation d&rsquo;être humain ». En d&rsquo;autres termes : vivre de manière à se libérer des chaînes du karma.</p>
<p>Cette action pure est également désignée dans la Bhagavad Gita comme a-karma – l&rsquo;inaction. Ce serait une grave erreur de comprendre l&rsquo;inaction superficiellement.</p>
<blockquote><p><em>Celui qui perçoit l&rsquo;inaction au sein de l&rsquo;action,</em></p>
<p><em>et l&rsquo;action au sein de l&rsquo;inaction,</em></p>
<p><em>est véritablement sage parmi les hommes</em></p>
<p><em>et demeure dans un état transcendantal,</em></p>
<p><em>même en accomplissant toutes sortes d&rsquo;activités.</em></p>
<p>(Bhagavad Gita, IV.18)</p></blockquote>
<p>L&rsquo;a-karma est l&rsquo;inaction au sens de la libération du karma, c&rsquo;est-à-dire la libération des liens karmiques. Elle signifie une grande activité, un effort intense, mais accompli de manière à ne pas créer d&rsquo;attachements karmiques – « ne laissant aucune trace ». C&rsquo;est l&rsquo;un des grands mystères du chemin de la libération : l&rsquo;action désintéressée, libre de tout désir de résultat positif et libéré de la crainte des conséquences négatives.</p>
<p>L’ego (le « je ») est incapable d’une telle action ; cela est contraire à sa nature. Toute tentative d’atteindre cet état par l’intermédiaire de cet ego est vouée à l’échec. Seule une personne dont l’ego a été détrôné et a cédé la place à la conscience de l’âme nouvelle est capable d’une action qui est inaction. Une telle action caractérise Krishna, qui se présente dans la Bhagavad Gita (X.20) comme l’atman présent au cœur de chaque être humain. L’atman, l’étincelle d’Esprit – la « rose du cœur » rosicrucienne –, dit :</p>
<blockquote><p><em>L’action ne laisse aucune trace sur moi ;</em></p>
<p><em>je n’en désire pas les fruits.</em></p>
<p>(Bhagavad Gita, IV.14, extraits)</p></blockquote>
<p>Si l’on agit dans l’intention d’obtenir un effet désiré et que l’on attend les fruits de son action, on les reçoit sous forme d’asservissement. Ce type d’action est appelé vi-karma, c’est-à-dire action impropre ou injuste.</p>
<h3>Dharma</h3>
<p>Dans le contexte du karma, la Bhagavad Gita et d&rsquo;autres textes sanskrits emploient le terme dharma. Ce mot apparaît, par exemple, dans des expressions décrivant les devoirs assignés à chaque varna aux différentes étapes de la vie. Il est également associé au mot « science » (śāstra), désignant alors un ensemble de textes définissant les lois et coutumes éternelles.</p>
<p>Le dharma est fondamental dans le monde spirituel de l&rsquo;Inde ancienne, bien qu&rsquo;il soit difficile d&rsquo;en saisir le sens en un seul mot. Il dérive du verbe dhṛ, qui signifie « tenir » ou « soutenir ». Le dharma est loi et norme morale – non imposée par la législation humaine, mais conforme au fonctionnement du cosmos : la loi inébranlable qui maintient l&rsquo;ordre de la nature, l&rsquo;ordre de la société, l&rsquo;ordre de l&rsquo;individu. On pourrait dire que le dharma d&rsquo;un brahmane est la connaissance et le sacrifice, tandis que le dharma d&rsquo;un guerrier est de combattre l&rsquo;ennemi.</p>
<h3>Le Guerrier Varna</h3>
<p>Le combat contre l&rsquo;ennemi est généralement compris au sens littéral. La varna des guerriers regroupe les rois et les chevaliers, dont l&rsquo;élément est la guerre. Pourtant, dans la Bhagavad Gita, ce combat est élevé à un autre niveau : celui de l&rsquo;être humain.</p>
<p>Ceux qui appartiennent aux guerriers varna et y naissent sont guidés par la force de leur karma et se trouvent à un stade particulier de leur vie. Ils ont déjà laissé derrière eux ceux qui consacrent tous leurs efforts aux préoccupations matérielles et à la construction des fondements économiques de la communauté. Les guerriers ont une vocation différente. Ils sont des guerriers sur le chemin de la vie, qui est simultanément le chemin de la libération. Ils combattent l&rsquo;ennemi intérieur : leur vieille nature terrestre, égocentrique, pleine d&rsquo;orgueil et de colère.</p>
<p>Et que se passe-t-il lorsque le guerrier remporte cette bataille ?</p>
<p>Il devient un roi sans ennemi.</p>
<p>C&rsquo;est-à-dire celui qui a déjà accompli son devoir de chevalier, son karma. Celui qui a vaincu le mal en lui.</p>
<p>Il a ainsi atteint les qualités d&rsquo;un brahmane.</p>
<p>Il a atteint la libération.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <strong>Microcosme</strong> – L’homme, en tant que minutus mundus, « petit monde », constitue un système de vie sphérique complexe, au sein duquel, du centre vers l’extérieur, on distingue la personnalité, le champ de manifestation (aussi appelé champ respiratoire), l’aura essentielle et le champ magnétique spirituel septuple. Le véritable être humain est un microcosme. Ce que l’on conçoit communément comme un humain dans ce monde n’est que la personnalité imparfaite d’un microcosme dégénéré. Notre conscience actuelle est la conscience de la personnalité et n’est donc consciente que du monde auquel elle appartient. (Jan van Rijckenborgh, “L’Homme Nouveau Vient”, Glossaire)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Justice</title>
		<link>https://logon.media/fr/logon_article/la-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 07:24:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Rien n&#8217;arrive par hasard dans notre vie; on peut voir la vie comme une école qui nous apprend à vivre pleinement. Depuis l&#8217;Antiquité, la science ésotérique connaît le concept de karma. Le mot « karma » vient du sanskrit et signifie « action ». Cela signifie que chaque action accomplie par une personne entraîne des conséquences, le karma. Le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rien n&rsquo;arrive par hasard dans notre vie; on peut voir la vie comme une école qui nous apprend à vivre pleinement.</em></p>
<p><span id="more-126087"></span></p>
<p>Depuis l&rsquo;Antiquité, la science ésotérique connaît le concept de karma. Le mot « karma » vient du sanskrit et signifie « action ». Cela signifie que chaque action accomplie par une personne entraîne des conséquences, le karma. Le karma est donc une manifestation de la loi de causalité. Autrement dit, ce qui a été fait engendre des conséquences correspondantes. Et puisque l&rsquo;être humain est une manifestation d&rsquo;un système supérieur, que les ésotéristes appellent un microcosme, une partie de ce microcosme enregistre l&rsquo;essence des expériences d&rsquo;une vie donnée, qui constitue le karma correspondant. Au fil d&rsquo;innombrables manifestations, c&rsquo;est-à-dire d&rsquo;innombrables vies dans ce champ d&rsquo;existence, le microcosme a accumulé une immense quantité de karma. Parfois, les expériences sont comprises, leur essence est extraite, et alors le karma se transforme en une vaste richesse de connaissances et de sagesse que la personnalité réincarnée du moment dans le microcosme peut utiliser.</p>
<p>Dans d&rsquo;autres cas, cependant, les leçons des expériences ne sont pas comprises, et la personnalité humaine, qui est actuellement une manifestation du microcosme correspondant, doit faire face à des situations similaires encore et encore afin d&rsquo;apprendre. Très souvent, dans de tels cas, les personnes confrontées à de telles situations les perçoivent comme une grande injustice. Elles réagissent fréquemment par des phrases telles que : « Qu’ai-je fait pour mériter cela ? », « Pourquoi Dieu me punit-il ? », etc. Il est clair que ces personnes ne comprennent tout simplement pas qu’elles ne sont pas le centre de leur existence, qu’elles ignorent la véritable nature du microcosme.</p>
<p>Une autre raison de cette incompréhension est que les gens n’ont pas une vision d’ensemble de la situation mais n’en perçoivent qu’une partie et du fait de la conscience limitée de l’ego interprètent les choses selon leurs propres points de vue, généralement très étroits. Un bon exemple de cette conception est la justice rendue par les tribunaux terrestres. La justice  considère une éventuelle violation de la loi comme un élément séparé du reste de l’expérience de vie du prévenu présumé et rend un verdict qui n’est pas toujours juste même au regard des lois sur lesquelles il se fonde. Bien que les lois maintiennent un certain équilibre social, ces cas révèlent les limites de la compréhension humaine de la justice au regard de la justice divine, supérieure, qui inclut le karma mais le dépasse largement ; elle est infiniment plus englobante.</p>
<p>Le véritable but du karma n’est pas de punir, mais d’aider les êtres humains à parfaire leur compréhension à travers les leçons de la vie. Dans ce contexte, la loi de causalité est une manifestation de la loi universelle suprême, la loi de l’Amour Divin. En effet, l’Amour est au cœur de toute création car DIEU EST AMOUR et tous les enfants de Dieu sont attirés comme un aimant par la puissance d’Amour du Créateur. Ainsi, l’Amour peut aussi être perçu comme le moteur de l’évolution. Cela signifie que toutes les lois universelles qui garantissent l’ordre universel sont subordonnées et incluses dans la loi de l’Amour.</p>
<p>Le but de cette loi sur notre plan d’existence est de transformer l’être humain transitoire du temps et de l’espace, doté d’une conscience égocentrique, en un être supérieur et éternel, à la conscience omniprésente, ce que nous sommes véritablement selon notre essence la plus profonde. À cette fin, celui qui comprend le véritable sens de la vie doit se connecter à la puissance divine supérieure, qui imprègne l&rsquo;ordre naturel et à son être spirituel intérieur, au niveau du cœur humain.</p>
<p>Si nous apprenons à créer un espace pour cet être en nous dépouillant progressivement de nos désirs et pulsions terrestres et égocentriques, nous atteignons un silence intérieur et une absence d&rsquo;action de l&rsquo;ego. Ainsi, la puissance divine imprègne peu à peu notre microcosme tout entier et guide chaque pas sur le Chemin où les leçons de la vie nous aident à nous comprendre en nous révélant les différentes facettes de notre personnalité à travers nos réactions face aux diverses situations. Nous pouvons alors comprendre ce qui, dans notre vie, favorise le développement de cet être spirituel intérieur et ce qui l&rsquo;entrave, afin de soutenir ce processus par des actions nouvelles et appropriées, tournées à la fois vers l&rsquo;intérieur et vers la réalité concrète du monde extérieur, vers notre vie quotidienne.</p>
<p>Progressivement, nous acquérons la compréhension directe qu&rsquo;en tant qu&rsquo;individus séparés de la Source, de Dieu, nous sommes des êtres relatifs et imparfaits. Au mieux, nous sommes relativement bons, mais d&rsquo;un point de vue supérieur, celui de l&rsquo;absolu, cela signifie aussi que nous ne sommes pas bons, imparfaits. De plus, comme mentionné précédemment, il faut se rappeler que très souvent, les événements ont une cause profonde dans le passé, au sein même du microcosme : une leçon non comprise et encore à apprendre.</p>
<p>Le but de chaque leçon n&rsquo;est pas de nous faire souffrir, mais simplement de nous apporter la juste compréhension, de nous transformer. Ainsi, <strong>rien n&rsquo;arrive par hasard dans notre vie</strong> ; on peut voir la vie comme une école qui nous apprend à vivre pleinement. La souffrance naît de notre refus et de notre résistance. Si, connectés à la puissance divine suprême, <strong>forts d&rsquo;une profonde conscience de notre imperfection, nous pouvons accepter les leçons de la vie avec une profonde humilité.</strong> Alors quelles qu&rsquo;elles soient, nous pouvons alors vivre de la manière nouvelle et juste mentionnée précédemment, transformant ainsi le karma en dharma.</p>
<p>Lorsque nous levons ainsi les résistances, les barrières entre notre conscience et notre être spirituel intérieur, nous fusionnons progressivement avec ce Soi véritable. Alors, nous serons emplis d&rsquo;une joie et d&rsquo;une félicité intérieures intenses, car Dieu est l&rsquo;essence même de l&rsquo;Amour, la vibration la plus élevée qui soit. Rien ne pourra alors nous séparer de la Source, le Seigneur de toute Vie. De cette manière, le karma peut être perçu comme un facteur majeur contribuant à notre transformation, d&rsquo;êtres imparfaits du temps et de l&rsquo;espace, en êtres d&rsquo;Éternité, conformément à notre essence la plus profonde.</p>
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